"Le premier sujet qu’ils abordent, c’est les retraites" : les candidats LREM aux municipales face au risque de vote sanction des électeurs

Avec la contestation contre la réforme des retraites, le contexte est difficile pour les candidats de la majorité qui se présenteront aux prochaines élections municipales.

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Radio France
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Deux hommes se tiennent côte-à-côte, le 7 septembre 2019 à Bordeaux, lors du "Campus des territoires" du parti La République en marche, visant à préparer les prochaines élections municipales de 2020. Illustration. (GEORGES GOBET / AFP)

Il reste 10 semaines de campagne pour les élections municipales. Or, Yves Blein, candidat à Vénissieux et député du Rhône, reconnaît qu’avec les électeurs, il n'est pas toujours facile de parler d'autre chose que de la réforme : "Le premier sujet qu’ils abordent, c’est celui des retraites." Un mois après son démarrage, la mobilisation contre la réforme des retraites est toujours soutenue majoritairement par les Français. Ils sont six sur dix (61%) à estimer le mouvement de grève justifié, d'après le sondage hebdomadaire d'Odoxa et Dentsu consulting pour franceinfo et Le Figaro.

"Deux choses différentes"

Yves Blein invite ses interlocuteurs à dissocier les sujets : "Clairement, j’explique qu’il s’agit de deux choses différentes. Ce qu’ils vont avoir à choisir, c’est un projet local." D'autant, que cet ancien socialiste avoue qu’il est, lui aussi, désarçonné. Aujourd'hui, il ne sait même pas s'il votera le texte. "Le fait qu’il y ait une rupture avec les organisations syndicales, en tout cas avec les organisations progressistes dans le courant du mois de décembre, n’a pas toujours été bien compris, explique le député du Rhône. La France a une tradition du dialogue social, auquel je suis personnellement attaché."

Je ne me sens pas tenu, en l’état, d’apporter mon vote.

Yves Blein, candidat à Vénissieux et député du Rhône

à franceinfo

Une image réformatrice

À l'autre bout de la France, Guillaume Rouger, candidat à Evreux, compte lui au contraire, capitaliser sur l'image réformatrice de son camp. "Je crois que cette capacité de réforme du président, elle se diffuse dans le territoire et dans les équipes de La République en marche, avance Guillame Rouger. Pour ma part, c’est ce qui m’a poussé à rejoindre Emmanuel Macron et qui me pousse localement à m’engager pour ma ville." 

Quelles que soient leur sensibilité et leur approche, le label La République en marche expose tous les candidats au même risque : celui d'un vote sanction.

Les candidats LREM aux municipales craignent le vote sanction des électeurs - Un reportage de Julie-Marie Leconte
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