La plus grosse usine hydro-électrique à l'arrêt pour protester contre la réforme des retraites, annonce la CGT

La CGT Énergie avait annoncé lundi une semaine "rythmée par la grève et des actions innovantes partout en France".

Une photo de la centrale hydraulique de Grand\'Maison, le 11 mai 2007
Une photo de la centrale hydraulique de Grand'Maison, le 11 mai 2007 (JEAN-PIERRE CLATOT / AFP)

La centrale de Grand'Maison, en Isère, l'usine hydro-électrique la plus puissante de France, a été mise à l'arrêt depuis mardi matin pour protester contre la réforme des retraites, a annoncé la CGT mardi 21 janvier dans la soirée. Cette action a été décidée en assemblée générale par les grévistes du site "qui se sont installés en piquet de grève reconductible pour une durée indéterminée", précise le syndicat, ajoutant que les grévistes "décideront dans les jours qui viennent des suites à donner au mouvement".

Selon EDF, la centrale de Grand'Maison est composée de deux usines qui totalisent 12 groupes d'une puissance installée totale de 1 800 mégawatts, soit 9% de la puissance du parc hydraulique exploité par EDF en France. La CGT Énergie avait annoncé lundi une semaine "rythmée par la grève et des actions innovantes partout en France" pour obtenir "une retraite solidaire décente" et défendre "l'exigence du service public".

Le syndicat a déjà revendiqué, mardi matin, une importante coupure de courant en région parisienne, sur la zone d'Orly et de Rungis. La réforme des retraites doit être présentée vendredi en Conseil des ministres après sept semaines de conflit social.