Grève contre la réforme des retraites : des "dizaines d'individus" se sont introduits au siège de la CFDT à Paris, selon Laurent Berger

Le syndicat, favorable à un système de retraites "universel" par points, indique qu'il va "probablement" porter plainte.

Le siège de la CFDT à Paris, le 21 novembre 2019.
Le siège de la CFDT à Paris, le 21 novembre 2019. (MAXPPP)

"Quelques dizaines d'individus se sont introduits violemment dans les locaux de la confédération" CFDT à Paris, où ils ont "agressé verbalement et physiquement des salariés", a affirmé dans un tweet le secrétaire général du syndicat, Laurent Berger, vendredi 17 janvier. Interrogée, la CFDT affirme qu'il s'agissait d'une action de la "coordination SNCF-RATP", née aux premières évocations d'une grève illimitée, en octobre, contre la réforme des retraites

"C'était une intrusion violente. Ils étaient une trentaine. Un salarié a été plaqué au sol, il y a eu des insultes", a-t-on affirmé à la CFDT, qui va "probablement porter plainte". Sur Twitter, Anasse Kazib, "cheminot à Paris Nord" présent sur les lieux contredit le secrétaire général et indique qu'il n'y a eu "ni violence verbale ni physique", mais que l'un des dirigeants du syndicat a "déchiré la veste d'un gréviste présent". La CFDT est favorable à un système des retraites "universel" par points, dénoncé par les grévistes.

Action surprise des grévistes 

Sur son compte Twitter, Anasse Kazib, qui se définit comme "marxiste révolutionnaire", a confirmé qu'il s'agissait d'une "action surprise de la coordination RATP/SNCF au siège de la @CFDT". "On est là même si @CfdtBerger ne le veut pas nous on est là, pour l'honneur des travailleurs..."

"On est contre cette bureaucratie syndicale qui porte le nom de Laurent Berger, qui est en train de négocier le poids des chaînes, la régression sociale", dit-il encore dans un mégaphone devant un bâtiment, selon une vidéo, également visible sur Twitter, sur le compte de Révolutionpermanente.

Laurent Berger avait dénoncé jeudi sur franceinfo des "attaques" visant son syndicat ou le visant personnellement. "En ce moment, on a des locaux dégradés, [et] tournent des propos extrêmement dégradants à mon égard ou à l'égard d'autres militants CFDT", avait-il dit, sans donner de précisions sur la source de ces attaques.