Airbus : la retraite dorée du PDG fait débat

Le parachute doré de Tom Enders, à quelques jours de la retraite, ne passe pas auprès de nombreux syndicats de l'avionneur européen.

FRANCE 2

Tom Enders, patron d'Airbus, doit quitter ses fonctions dans quelques jours et sa retraite, un beau parachute doré, fait débat. Un pactole de 36,8 millions d'euros qui se compose de plusieurs parties. Ainsi, on y trouve un plan d'actions de 7,3 millions, une clause de non-concurrence de 3,2 millions, et une belle retraite chapeau de 26,3 millions d'euros. Une annonce que les syndicats trouvent indécente à la suite de l'annonce de la suppression de 3 700 postes en Europe.

Une enveloppe soumise au droit néerlandais

"Après les suppressions de postes, il nous a fait travailler plus. Les heures supplémentaires recommencent, on travaille le samedi matin alors qu'on n’embauche pas les intérimaires. Les salaires sont quasiment gelés. Donc de notre point de vue, oui c'est indécent", a réagi Frédéric Roche, délégué syndical CGT Airbus Helicopters. Le parachute doré fait donc polémique, car en France un code de bonne pratique oblige à limiter les montants de retraites. Mais Airbus étant enregistré aux Pays-Bas, l'entreprise n'y est pas soumise.

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Tom Enders, le PDG d\'Airbus, lors d\'une conférence de presse en février 2017.
Tom Enders, le PDG d'Airbus, lors d'une conférence de presse en février 2017. (PASCAL PAVANI / AFP)