VIDEO. Grève illimitée des femmes de chambre d'un hôtel Ibis

Heures supplémentaires non rémunérées, cadences de travail intenables… Depuis le 17 juillet, 28 femmes de chambre d'un hôtel Ibis parisien sont en grève illimitée pour dénoncer leurs conditions de travail.

BRUT

Devant l'hôtel Ibis Batignolles à Paris, 28 femmes de chambre sont venues exprimer leur colère. Elles sont en grève illimitée depuis le 17 juillet. "Le travail que nous faisons est très difficile", tonne Rachel Kélé, gouvernante dans l'établissement. Elle assure qu'elles étaient déjà allées voir leur patron, mais que celui-ci leur avait répondu : "Vous pouvez même aller jusqu'à faire trois mois de grève, si vous voulez."

"Comme des gens qui ne valent rien."

Ces femmes de chambres dénoncent les conditions de travail imposées par l'entreprise de nettoyage STN, le sous-traitant qui les emploie. Leurs revendications sont multiples : la rémunération des heures supplémentaires, la diminution des cadences de travail, l'embauche des salariées directement par l'hôtel, des indemnités repas… "On nous prend comme des gens qui ne valent rien. Il y a trop d'exploitation", dénonce Mama Ndiaye, employée à l'hôtel Ibis Batignolles.

En 2018, une cinquantaine de femmes de chambre, employées par STN pour un palace parisien, s'étaient mises en grève. Elles avaient obtenu un accord auprès de leur employeur après 87 jours de grève. Marlène Schiappa, secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes, a demandé qu'une mission soit engagée en septembre pour améliorer les conditions des femmes de chambre.

VIDEO. Grève illimitée des femmes de chambre d’un hôtel Ibis
VIDEO. Grève illimitée des femmes de chambre d’un hôtel Ibis (BRUT)