Précarité : le témoignage d'une senior vivant avec 510 € par mois

Bénévole auprès du Secours catholique de Marseille (Bouches-du-Rhône) cette senior ne perçoit pas plus de 510 euros par mois. Elle raconte comment elle parvient tout de même à se débrouiller pour vivre. 

Voir la vidéo
FRANCE 2

Quand il faut ranger les provisions de la banque alimentaire, tous les volontaires du Secours catholique sont présents. Anne-Marie Corona vit à Marseille (Bouches-du-Rhône) et vient aider depuis cet été. Bénévole presque comme les autres, elle distribuera demain aussi cette nourriture à des bénificaires aux situations précaires. Elle sait très bien ce que ça représente. "Il arrive un moment où l'on ne peut pas. Alors vous savez, prendre des boîtes de conserve, des pâtes, c'est bien. Ça permet de faire deux, trois repas. Personne n'est à l'abri de se retrouver un jour ici", confie Anne-Marie Corona.

Petits boulots et Secours catholique

Elle ne pensait pas qu'elle aussi aurait besoin de cette aide. Car elle est aussi de l'autre côté. Du côté de ceux qui demandent, de ceux qui n'ont rien ou presque. Elle survit grâce à l'aide sociale. "J'ai 510 € par mois, et une fois que j'ai payé mon loyer, en tout, il me reste 120 €", détaille la bénévole. "Ça fait 4 € et quelques par jour", précise-t-elle. Quand Anne-Marie part avec son colis alimentaire, deux fois par mois, elle sait qu'elle pourra cuisiner quatre ou cinq jours. Si elle veut boucler son budget, il faut qu'elle se débrouille avec des petits boulots. Une précarité grandissante, qui touche principalement les femmes seniors.

Le JT
Les autres sujets du JT
Bénévole auprès du Secours catholique de Marseille (Bouches-du-Rhône) cette senior ne perçoit pas plus de 510 euros par mois. Elle raconte comment elle parvient tout de même à se débrouiller pour vivre. 
Bénévole auprès du Secours catholique de Marseille (Bouches-du-Rhône) cette senior ne perçoit pas plus de 510 euros par mois. Elle raconte comment elle parvient tout de même à se débrouiller pour vivre.  (FRANCE 2)