Violences : le gouvernement mis en cause par l'opposition

De nombreux hommes politiques ont mis en cause le gouvernement et les organisateurs du mouvement après les débordements dans les manifestations contre la loi El Khomri.

France 2

Les réactions politiques ont été nombreuses après les incidents qui ont émaillé les manifestations contre la loi El Khomri, jeudi 28 avril. En déplacement en Nouvelle-Calédonie, Manuel Valls a condamné ces violences et mis en cause les organisateurs de la manifestation. "Quand on organise une manifestation, elle doit être encadrée, maîtrisée, organisée et à l'évidence, cette maîtrise n'a pas existé", a-t-il déclaré. Des manifestations qui dégénèrent, des policiers blessés gravement, des organisateurs débordés, Alain Juppé fait le même constat que Manuel Valls. "Le droit de manifester est fondamental, mais on n'a pas le droit de casser. Et là, on a bien vu que ces manifestations mal encadrées donnaient lieu à des débordements systématiques".

"Absence d'ordre"

Pour Frédéric Péchenard, ancien patron de la police nationale devenu élu Les Républicans, le ministre de l'Intérieur est en faute. "À partir du moment où les organisateurs sont débordés et que les casseurs sont les maîtres de la rue, il faut que le gouvernement donne des ordres à la police pour qu'elle soit réactive et qu'elle procède à des interpellations, ce qui visiblement n'a pas été fait hier", a-t-il asséné.

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Des CRS encadrant la manifestation contre la loi Travail à Paris, le 28 avril 2016.
Des CRS encadrant la manifestation contre la loi Travail à Paris, le 28 avril 2016. (PHILIPPE WOJAZER / REUTERS)