Loi Travail : grève suspendue dans la raffinerie Total de Normandie

"La production risque de redémarrer assez rapidement", assure un des responsables CGT de la plateforme. 

Vue d\'une raffinerie au Havre, le 3 septembre 2010.
Vue d'une raffinerie au Havre, le 3 septembre 2010. (MAXPPP)

Il durait depuis 25 jours. Le mouvement de grève contre la loi Travail à la raffinerie Total "Normandie", près du Havre (Seine-Maritime), a été suspendu lors d'un vote samedi 12 juin dans la matinée, rapporte la CGT. "La production risque de redémarrer assez rapidement", précise Thierry Defresne, le leader CGT de la plateforme Total de Gonfreville-l'Orcher, la plus grosse de France.

L'équipe de quart du matin a décidé, lors d'un vote organisé à 5 heures du matin, de suspendre le mouvement de grève jusqu'à mardi. Lors des appels à mobilisation contre la loi Travail des 14, 23 et 28 juin, "les raffineries seront de nouveau en grève, ce seront des appels de 24 heures (...), on aura forcément des perturbations. Mais, en 24 heures, on ne peut pas arrêter une raffinerie donc ce sera uniquement des coupures d'expédition", a-t-il expliqué.

Des "pressions énormes" de la part de Total

Le mouvement de grève à la raffinerie de Gonfreville-l'Orcher était observé depuis 25 jours, "ce qui n'est jamais arrivé dans le groupe Total", a souligné Thierry Defresne. Il y a eu un "besoin de suspendre pour souffler", notamment en raison de pertes financières pour les grévistes et de "pressions énormes de Total", a-t-il poursuivi. "Mais on continue à appeler les autres corps de métier à entrer à leur tour dans les grèves reconductibles pour prendre le relais" contre la loi Travail, a-t-il affirmé.

Dans un premier temps, la grève avait été reconduite vendredi soir alors que les salariés de la Compagnie Industrielle et Maritime (CIM), qui opère les terminaux pétroliers du Havre, avaient voté en soirée la suspension de leur mouvement. La CGT, syndicat dominant dans les deux entités, souhaitait coordonner les actions. Le personnel a donc de nouveau été interrogé samedi.