Grève à la SNCF : le gouvernement plie face aux syndicats

Face aux mouvements sociaux qui font rage dans plusieurs secteurs, le gouvernement a reculé sur l'essentiel des conditions de travail des cheminots. Une décision qui fait des remous auprès de la présidence de la SNCF.

France 2

Selon la journaliste Sophie Brunn, le président de la SNCF aurait mis sa démission dans la balance pour tenter de s'opposer à la reculade du gouvernement. Guillaume Pépy négocie cette réforme depuis plusieurs mois et comptait dessus pour "redonner de la compétitivité à l'entreprise". Mais le gouvernement a fait le choix d'éteindre cette contestation et a repris la main pour tenter de négocier un accord avec certains syndicats.

Ce recul va-t-il suffire ?

Ces négociations suffisent  "pour que la  CFDT, très bien représentée chez les conducteurs, renonce à cette grève" selon la journaliste, et un autre syndicat pourrait peut-être suivre. Restent la CGT, premier syndicat de la SNCF, et Force ouvrière, qui sont aussi mobilisées contre la loi El Komri, qui ne concerne pas les cheminots. Difficile de savoir si elles pourront emmener leurs troupes sur ces thèmes.

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Des voyageurs dans le hall de la gare Saint-Lazare, à Paris, le 26 avril 2016, jour de grève de la SNCF.
Des voyageurs dans le hall de la gare Saint-Lazare, à Paris, le 26 avril 2016, jour de grève de la SNCF. (MIGUEL MEDINA / AFP)