Les femmes "travaillent gratuitement" à partir de mercredi à 9h22 et jusqu'à la fin de l'année du fait des inégalités salariales, selon un collectif féministe

"L'inégalité salariale se creuse" en France, déplore dans un communiqué l'économiste Rebecca Amsellem, fondatrice du collectif Les glorieuses.

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Une soignante à l'hôpital Gaston-Bourret, en Nouvelle-Calédonie, le 23 septembre 2021. (DELPHINE MAYEUR / HANS LUCAS / AFP)

Les femmes commencent à "travailler gratuitement" mercredi à 9h22 du fait des inégalités salariales persistantes, selon la lettre d'information féministe Les glorieuses. Cette date et cette heure ont été calculées, comme chaque année depuis 2015, à partir de statistiques européennes sur l'écart de salaire entre les femmes et les hommes en France. Cette année, la différence atteint 16,5%, contre 15,5% l'an dernier.

"L'inégalité salariale se creuse", déplore dans un communiqué l'économiste Rebecca Amsellem, fondatrice des Glorieuses, pour qui "des mesures concrètes doivent être mises en place dès aujourd'hui afin d'éviter d'attendre 2234 pour voir naître l'égalité salariale". Dans une série de propositions, soumises aux candidats à l'élection présidentielle de 2022, Les glorieuses demandent que l'accès des entreprises aux subventions et marchés publics soit conditionné à des progrès en la matière.

Il importe également de "revaloriser les salaires des emplois où les femmes sont les plus nombreuses", par exemple les infirmières et les sages-femmes, insistent Les glorieuses, qui plaident par ailleurs pour que le congé paternité dure aussi longtemps que le congé maternité. "Oui, l'égalité coûte de l'argent", a observé Rebecca Amsellem, mais "il en va de même pour sauver l'industrie aéronautique. Et c'est un choix que le gouvernement est en mesure de faire pour ses citoyens et citoyennes".

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