Cet article date de plus de cinq ans.

De retour à Besançon, Lip veut renouer avec son glorieux passé

La célèbre marque horlogère française Lip, à l'histoire marquée par un conflit social dans les années 70, revient à Besançon un quart de siècle après son départ pour tenter de regagner son prestige.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Modèles historiques de montres Lip © Maxppp)

Lip : ces trois lettres sont restées dans l'histoire de l'horlogerie française comme dans celle de l'histoire sociale du pays. Fondée en 1867 à Besançon, l'entreprise horlogère a connu des succès fulgurants pendant près d'un siècle, grâce à ses montres mélangeant audace et élégance.

Mais elle a périclité dans les années 60, avant d'être touchée par un conflit social d'ampleur nationale et une vaine tentative d'autogestion au début des années 1970, alors que George Pompidou puis Valery Giscard d’Estaing occupaient l’Elysée. En 1990, la maison Lip est rachetée par la Manufacture générale horlogère (MGH), basée dans le Gers.

25 ans après le douloureux départ de la grande ville du Doubs, Lip signe pourtant son grand retour sur ses terres d'origine. Un sacré défi, à l'heure des montres connectées et de la toute-puissance des marques suisses comme Swatch.

"Malgré sa présence dans la grande distribution, Lip reste une très belle marque, qui a une notoriété indiscutable et qui bénéficie d'un certain attachement des gens ", analyse M. Bérard, le patron de la Société des montres bisontines (SMB), qui a décidé du rapatriement de Lip à Besançon. 

Pour redonner ses lettres de noblesse à la marque, l'industriel a décidé de parier sur une ligne de montres dite "historiques". Cette ligne "vintage" revisite les modèles qui ont fait la notoriété de la marque comme Himalaya, Mermoz, de Gaulle ou Churchill. Le but : jouer sur la nostalgie des clients.

Comme l'assemblage des nouvelles montres Lip est réalisé à Besançon, celles-ci bénéficient de l'attribut "made in France" et sont frappées d'un poinçon "LIP Besançon France". Toutefois, ses pièces équipées d'un mouvement mécanique à remontage automatique Miyota sont fabriquées au Japon.

Une cinquantaine d'horlogers-bijoutiers ont déjà passé commande auprès de SMB qui espère débuter avec environ 30.000 pièces par an, vendues entre 200 et 500 euros. Les premières livraisons sont prévues début juin.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.