Le Parlement grec adopte le projet de budget 2012

Le nouveau gouvernement formé par Lucas Papademos a obtenu dans la nuit de mardi à mercredi les voix nécessaires.

Le Premier ministre grec Lucas Papademos s\'adresse aux parlementaires avant le vote du projet de budget, à Athènes (Grèce), le 6 décembre 2011.
Le Premier ministre grec Lucas Papademos s'adresse aux parlementaires avant le vote du projet de budget, à Athènes (Grèce), le 6 décembre 2011. (YIORGOS KARAHALIS / REUTERS)

Le nouveau gouvernement grec formé par Lucas Papademos a obtenu, dans la nuit du mardi 6 au mercredi 7 décembre, les voix nécessaires à l'adoption du budget 2012 au Parlement. Le texte prévoit de nouvelles mesures d'austérité, conformément aux conditions du nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros du Fonds monétaire international (FMI) et de l'Union européenne.

Ce projet de budget, qui table sur une cinquième année de récession consécutive, doit permettre de ramener le déficit de 9 % à 5,4 % du produit intérieur brut l'année prochaine. Son adoption illustre l'engagement du pays à respecter ses promesses d'assainissement des finances publiques vis-à-vis de ses créanciers.

Vers un abaissement du niveau de vie des Grecs

Pour y parvenir et espérer regagner la confiance des marchés, Lucas Papademos estime que la Grèce doit être "déterminée" et "systématique" dans son effort, sinon "l'histoire" ne le lui "pardonnera pas".

Le budget 2012 comporte notamment de nouvelles hausses d'impôts, des baisses des salaires des fonctionnaires et des réductions du nombre d'employés dans le secteur public. Ces mesures déboucheront vraisemblablement sur un abaissement sensible du niveau de vie d'une grande partie de la population.

Tout cela est le prix à payer pour garder la Grèce dans l'euro, avancent le gouvernement et l'Europe. Et malgré les manifestations anti-austérité qui se succèdent dans la rue depuis des mois, le maintien dans la zone est souhaité par près de 70 % des Grecs. Le Premier ministre s'est montré rassurant et déterminé : "La Grèce est et restera une partie de l'Europe unie et de l'euro."