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Le Mécanisme européen de stabilité perd son triple A auprès de Moody's

Le patron du fonds de secours de la zone euro, l'Allemand Klaus Regling juge cette décision "difficile à comprendre". 

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France Télévisions
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Le patron du MES, l'Allemand Klaus Regling, ici le 28 octobre 2012 à Pékin, juge la décision de Moody's "difficile à comprendre". (PETER PARKS / AFP)

L'agence de notation Moody's a dégradé d'un cran vendredi 30 novembre le Mécanisme européen de stabilité (MES). Il est ainsi passé de Aaa à Aa1, avec une perspective négative.

Cette décision a été jugée "difficile à comprendre" par le patron du fonds de secours de la zone euro, l'Allemand Klaus Regling. "Nous sommes en désaccord avec l'approche de l'agence de notation qui ne prend pas suffisamment en compte le cadre institutionnel particulièrement solide du MES, les engagements politiques et la structure de son capital", a-t-il ajouté dans un communiqué. "Les 17 Etats membres de la zone euro sont pleinement engagés sur le plan politique et financier auprès du MES et du FESF et soutiennent ces deux institutions", a renchéri Jean-Claude Juncker, le chef de file des ministres des Finances de la zone euro, dans ce même communiqué.

Une décision qui fait suite à la dégradation de la France

La décision de Moody's fait suite à la récente dégradation de la note souveraine de la France, qui a elle aussi perdu son triple A. L'agence de notation a également annoncé vendredi la dégradation d'un cran du Fonds européen de stabilité financière (FESF), également de Aaa à Aa1, lui aussi assorti d'une perspective négative.

Outre la dégradation récente de la France, Moody's justifie sa décision par la "forte corrélation" en terme de risque de crédit au sein de principaux soutiens financiers du MES et du FESF. La France est le deuxième plus gros pays contributeur des MES et FESF.

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