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Le FMI refuse de prêter plus à la Grèce

Pour le chef de mission du Fonds monétaire international à Athènes, le prêt déjà accordé est suffisant. Et s'il doit y en avoir un nouveau, ce sera sans le FMI.

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Poul Thomsen (à gauche), le chef de mission du FMI en Grèce, le 12 décembre 2011, à Athènes (Grèce). (YIORGOS KARAHALIS / REUTERS)

Le Fonds monétaire international (FMI) compte rester ferme à l'heure de participer aux discussions entre la Grèce et ses créanciers. Depuis lundi 12 décembre, la Troïka, composée de la Banque mondiale, de la Commission européenne et du FMI, est à Athènes pour discuter de la politique économique du gouvernement grec, récemment renouvelé. Mais pour le FMI, pas question de participer à un futur nouveau prêt.

"Nous avons un programme en place, et nous prévoyons toujours de continuer à soutenir la Grèce", a tempéré mardi 13 décembre Poul Thomsen, chef de mission du FMI en Grèce. L'institution a en effet accordé un prêt de 30 milliards d'euros à Athènes en mai 2010. "Il n'y a pas de demande de nouveau programme", assure le représentant du FMI.

Le FMI compte sur la solidarité européenne

Pourtant, dès le début des négociations, le ministre des Finances grec, Evangélos Vénizélos, a indiqué qu'un nouveau plan de financement de la Grèce "d'un montant de 89 milliards d'euros d'ici à fin janvier" était sur la table. Il s'agit d'appliquer le nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros accordé par l'Union européenne en octobre dernier, comme le détaille Libération.

Le FMI refuserait donc de participer à ce plan d'aide, se retranchant derrière les promesses de solidarité européenne : "Les dirigeants européens ont dit, lors de leur précédent sommet en juillet, qu'ils continueraient à soutenir la Grèce aussi longtemps qu'il le faudrait pour qu'elle retrouve un accès au marché, à supposer bien sûr que le programme reste sur les bons rails", a ainsi rappelé Poul Thomsen.

En clair, si l'Europe veut prêter plus à la Grèce, c'est une bonne chose, mais ce sera sans le FMI. Celui-ci a également souligné que la proposition, émise en octobre par les créanciers privés de la Grèce, d'effacer la moitié de la dette du pays était une "amélioration essentielle".

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