Colère des agriculteurs : les routiers espagnols craignent d'être pris pour cible sur les routes françaises

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Les camions venus de l'étranger sont ciblés par les agriculteurs, qui organisent des barrages pour inspecter les marchandises. Ils vident parfois des camions, si bien que de plus en plus de chauffeurs routiers n'osent plus entrer en France, comme c'est le cas à la frontière entre la France et l'Espagne.
Colère des agriculteurs : à la frontière espagnole, de plus en plus de chauffeurs étrangers n'osent plus entrer en France Les camions venus de l'étranger sont ciblés par les agriculteurs, qui organisent des barrages pour inspecter les marchandises. Ils vident parfois des camions, si bien que de plus en plus de chauffeurs routiers n'osent plus entrer en France, comme c'est le cas à la frontière entre la France et l'Espagne. (France 2)
Article rédigé par France 2 - A.Lay, V.Chatelier, D.Olliéric, F.Mazou, A.Canestraro
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Parfois solidaires avec les revendications du mouvement, ces chauffeurs s'inquiètent d'éventuels actes de vandalisme contre les produits qu'ils transportent.

Le mouvement de colère des agriculteurs français, qui se poursuit mercredi 31 janvier, est observé avec appréhension par des chauffeurs routiers espagnols, contraints de passer par les routes de France pour livrer leurs marchandises. "Les blocages, il n'y a pas de problème", assure Antonio Pozo Fernandez, rencontré à La Jonquera, près de la frontière française. "J'ai peur pour moi, ma personne. Il y en a qui arrivent, qui renversent un camion, et qui brûlent tout ce qu'il y a à l'intérieur".

Si les manifestations en France se sont majoritairement déroulées dans le calme, des images d'agriculteurs interceptant des cargaisons de produits étrangers, avant de les détruire, ont impressionné les chauffeurs espagnols rencontrés par France 2. "Je comprends les protestations, mais ce que je ne comprends pas, ce sont leurs méthodes", explique Fran Vallespi. "On ne peut pas détruire des marchandises ou brûler la cargaison des camions, comme on l'a vu à la télévision".

Lundi, 25 000 litres de vin en provenance d'une exploitation espagnole ont été déversés d'un camion, affirme un dirigeant de l'entreprise qui avait produit cette marchandise. La lutte contre la concurrence de produits étrangers, dont les producteurs sont soumis à des obligations différentes, est un des mots d'ordre du mouvement.

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