VIDEO. Voltaire, Tocqueville, Rousseau... L'Assemblée convoque les grands penseurs avant de voter la réforme de l'ISF

Les députés ont voté vendredi la transformation de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI). Mais avant l'adoption de la mesure la plus controversée du projet de budget 2018, les débats ont été de haute volée.

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LCP / FRANCEINFO

Les grands penseurs ont été appelés à la rescousse dans les longs débats sur la réforme de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF), adoptée vendredi 20 octobre par l'Assemblée nationale.

>> Les députés votent la suppression de l'ISF et son remplacement par un impôt sur la seule fortune immobilière

Bruno Le Maire, qui voulait calmer les ardeurs du député de La France insoumise François Ruffin, juge qu'"une querelle politique aussi vive" que celle autour de cette réforme du premier budget du quinquennat a "des racines historiques". "Au-delà d'un simple outil fiscal, il y a un débat sur deux visions de la nation, de la société et de l'économie", explique le ministre.

"Dans cette majorité, nous sommes du côté de Voltaire"

"C'est Voltaire d'un côté, et son éloge de la prospérité, et c'est Rousseau de l'autre, avec son éloge de la frugalité ; c'est Tocqueville, d'un côté, et son éloge de la société libre et du commerce, et c'est Marx de l'autre, avec sa détermination à taxer le capital. Eh bien, dans cette majorité, nous sommes du côté de Voltaire et de Tocqueville, de la liberté, du commerce et de la prospérité", s'est défendu Bruno Le Maire.

Quelques minutes avant, le député François Ruffin accusait Bruno Le Maire de mener une politique violente envers les Français : "C'est vous qui menez une politique violente par les actes. C'est vous qui prenez au peuple pour donner aux riches" citant au passage Adolphe Thiers, président de la République de 1871 à mai 1873, qui écrasa la Commune de Paris.

Bruno Le Maire lors des questions au gouvernement à l\'Assemblee nationale, le 18 Octobre 2017
Bruno Le Maire lors des questions au gouvernement à l'Assemblee nationale, le 18 Octobre 2017 (NICOLAS MESSYASZ / SIPA)