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Euro : État des lieux

22 Juillet 2011, les dirigeants de la zone euro parviennent à un accord pour fournir un deuxième plan d’aide à la Grèce. La faillite d’un membre de la zone euro est évitée mais c’est aussi l’euro qui est sauvé.
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France Télévisions
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Avec ce nouveau plan, la Grèce espère sauver son économie, mais aussi sa monnaie. (AFP)

22 Juillet 2011, les dirigeants de la zone euro parviennent à un accord pour fournir un deuxième plan d'aide à la Grèce. La faillite d'un membre de la zone euro est évitée mais c'est aussi l'euro qui est sauvé.

La zone euro espère avoir ouvert un nouveau chapitre de son histoire, susceptible de garantir sa survie.
Les dirigeants de l'Union monétaire se sont entendus pour allouer à la Grèce, impliquant pour la première fois les banques, comme le voulait à tout prix l'Allemagne.
En employant les grands moyens pour sauver la Grèce et en se dotant d'un début de Fonds monétaire européen pour circonscrire les crises de la dette à venir, les pays membres ont fait un pas de plus vers une gouvernance économique : « La France se bat depuis bien longtemps pour un gouvernement économique de la zone euro, » s'est réjouit Nicolas Sarkozy. « Ce gouvernement, aujourd'hui, il est acté. »
Berlin a longtemps résisté à cette idée défendue par Nicolas Sarkozy, qui assure que l'ambition commune de Paris et Berlin est désormais de profiter de la crise grecque pour "faire un saut qualitatif" à la gouvernance de la zone euro.
L'animation de l'Euro groupe, ses moyens, l'opportunité d'une agence européenne de notation, "sont des sujets sur lesquels l'Allemagne et la France feront des propositions avant la fin du mois d'août", a annoncé le chef de l'état français.
Les pays membres devaient être capables de rassurer les marchés financiers sur la capacité de la zone à endiguer la contagion de la crise de la dette grecque à des pays comme le Portugal, l'Irlande, l'Espagne mais aussi peut être l'Italie.
Economistes comme politiques, tous sont d'accord pour estimer que l'euro n'a jamais été aussi menacé.

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Qu'est ce que la zone euro ?

L'euro est la monnaie unique qui a remplacé en 1999 les monnaies nationales de 11 états membres de l'union européenne. Ils sont aujourd'hui 17 : Allemagne, Autriche, Belgique, Espagne, Finlande, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Portugal, rejoints par la Grèce en 2001, par la Slovénie en 2007, par Chypre et Malte en 2008, par la Slovaquie en 2009 et l'Estonie en 2011.
Si l'union économique et monétaire (UEM) date de 1999, les pièces et billets en euros n'ont été mis en circulation que le 1er janvier 2002 dans l'ensemble de la zone.
322 millions d'européens s'en servent chaque jour.

La deuxième devise mondiale:

L'euro a maintenu sa place de deuxième devise mondiale derrière le dollar en 2010, et ce malgré la crise financière. Dans le détail, la part de l'euro dans les réserves mondiales de devises étrangères a augmenté de 0,3% à fin 2010 par rapport à fin 2009, avec une part de 26,3% à taux de change constant.
La monnaie unique se situe toutefois loin derrière le dollar qui représentait 61,4% des réserves mondiales de devises en 2010 (Données du FMI)

La guerre contre le dollar :

Chaque jour, se joue la guerre entre les monnaies. Principal adversaire de l'euro : le dollar. Volontairement plus faible il permet aux Etats-Unis de vendre plus largement leurs produits. Résultat, un handicap de poids pour les industriels européens. Exemple Airbus : l'avionneur a perdu 500 millions d'euros depuis le début de l'année.
Autre adversaire : Les Chinois, dont la monnaie, le Yuan, est accrochée au dollar, vendent leurs produits encore plus facilement. L'Europe se retrouve ainsi prise en otage. Elle paie pour la reprise des autres. Une gouvernance économique plus forte de la zone euro pourrait permettre de lutter à armes égales.

Une crise qui coûte cher :

Ce nouveau plan de sauvetage de la Grèce (le deuxième) ne sera pas sans effet pour la France. Le Premier ministre François Fillona précisé que la dette française augmentera de 15 milliards d'euros d'ici à 2014. Une somme qui se rajoute aux 1600 milliards d'euros de dettes déjà contractées par la France.

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