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Budget de la Sécurité sociale : nouveau vote sous tension pour le gouvernement à l'Assemblée

Comme la semaine dernière lors du vote concernant le volet recette du budget de l'Etat, l'attitude des socialistes frondeurs sera observée de près, lundi.

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France Télévisions
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Claude Bartolone à l'Assemblée nationale lors des questions au gouvernement, le 21 octobre 2014. (CITIZENSIDE / YANN KORBI / AFP)

On prend les mêmes et on recommence. L'Assemblée nationale doit voter, mardi 28 octobre, le budget de la Sécurité sociale. Et comme la semaine dernière lors du vote concernant le volet recette du budget de l'Etat, le scrutin s'annonce tendu pour le gouvernement, qui va de nouveau devoir être attentif à l'attitude des députés socialistes frondeurs.

Le poids des frondeurs

"Notre position a été préfigurée précédemment, même si chacun est libre de son vote", indique un de leurs chefs de file, Laurent Baumel.

Seront-ils plus ou moins nombreux que les 39 qui s'étaient abstenus lors du vote sur le budget la semaine dernière ? "Il est difficile de dire si le contexte actuel va pousser des députés à s'abstenir ou, au contraire, à voter pour", répond Laurent Baumel. L'ancien ministre Benoît Hamon, dont l'abstention la semaine dernière avait fait scandale, a confié dimanche ne pas encore avoir arrêté définitivement sa position. 

La situation est d'autant plus difficile à gérer pour le gouvernement que l'aile droite du PS peine à s'organiser, comme le révèle L'Express. Si les députés qui soutiennent le gouvernement sont majoritaires, ils restent divisés et risquent, une nouvelle fois, de perdre la "bataille médiatique" lors du vote du budget de la sécurité sociale, suggère mardi l'hebdomadaire.

La modulation des allocations familiales au cœur des débats

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) prévoit 9,6 milliards d'économies, soit près de la moitié des 21 milliards de coupes dans l'ensemble des dépenses publiques prévues pour l'an prochain (sans compter les 3,6 milliards de "mesures nouvelles", annoncées lundi par Michel Sapin à la Commission européenne).

Ces efforts sont, pour l'essentiel, la conséquence de dispositions déjà décidées l'an dernier, en particulier sur les retraites, ou de nouveaux mécanismes visant à rationaliser les dépenses d'assurance-maladie. Mais les débats sur ce texte dans l'hémicycle, durant quatre jours la semaine dernière, se sont concentrés sur la modulation des allocations familiales selon le revenu, une mesure critiquée à droite comme à gauche, et les allègements de cotisations sociales des entreprises.

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