La domination française sur le rallye "tient essentiellement au parcours de détection de nos jeunes pilotes", selon la Fédération

Avec Sébastien Loeb puis Sébastien Ogier, cela fait 13 ans que la France a le monopole de la victoire en rallye. Nicolas Deschaux, président de la Fédération française du sport automobile, explique les raisons de cette success story.

Nicolas Deschaux, président de la FFSA, et Sébastien Ogier en octobre 2014 lors du Rallye de France
Nicolas Deschaux, président de la FFSA, et Sébastien Ogier en octobre 2014 lors du Rallye de France (DENIS WERWER / MAXPPP)

Le Français Sébastien Ogier a remporté son quatrième titre consécutif de champion du monde des rallyes, dimanche 16 octobre, après sa victoire au rallye de Catalogne. Avant lui, c'est Sébastien Loeb qui a remporté neuf fois le titre. Cela fait donc 13 ans que la France a le monopole de la victoire en rallye. Et cela "tient essentiellement au parcours de détection de nos jeunes pilotes", s'est félicité sur franceinfo Nicolas Deschaux, président de la Fédération française du sport automobile.

franceinfo : A quoi tient cette domination française ?

Nicolas Deschaux : C'est assez simple, ça tient essentiellement au parcours que l'on a mis en place de détection de nos jeunes pilotes, et de la formule d'accompagnement que l'on a mise en place depuis de nombreuses années.

Ça n'existe pas ailleurs ?

Ça n'existe pas dans d'autres fédérations. Notre formule de détection repose sur une opération qui s'appelle Rallye Jeunes où, chaque année, on vient tester environ 4 à 5 000 jeunes sur une formule de slalom, sur un petit parcours. Et parmi ces jeunes, les deux qui sortent du lot sont plutôt des talents à l'état brut. Ce sont souvent des non-licenciés : ce fut le cas pour Sébastien Loeb et pour Sébastien Ogier.

Comment ça s'est passé pour Sébastien Ogier, par exemple ?

Il était en fait mécanicien dans l'opération Rallye Jeunes parce qu'il fallait entretenir les voitures. Il a passé les tests et au milieu de 5 000 jeunes, il est sorti du lot. Donc nous derrière à la fédération, on a financé une première saison en championnat de France, puis on l'a accompagné sur une deuxième saison. On a mis tous les moyens sur lui. On ne sait pas pourquoi, mais dans la masse, certains ont plus de talent que d'autres derrière un volant et avec les pieds sur les pédales.

Nicolas Deschaux, président de la Fédération française du sport automobile : "certains ont plus de talent que d'autres derrière un volant"
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