"Gilets jaunes" : la mobilisation continue

À la veille de la troisième grande journée nationale de mobilisation, prévue le samedi 1er décembre, les "gilets jaunes" ne sont pas près d'abandonner le mouvement. Tour d'horizon.

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France 3

Sur ce rond-point de Senlis (Oise), ils étaient encore quelques dizaines à interpeller les automobilistes, vendredi 30 novembre. Ces "gilets jaunes" ont suivi avec attention la rencontre entre le Premier ministre Édouard Philippe et deux des leurs. Tous sont en accord avec la décision de leurs porte-paroles de quitter la réunion. "Ce ne sont plus le gouvernement et les politiques qui vont mener la danse. On la mène pacifiquement, mais c'est nous qui la menons, et pas en fonction des règles qu'ils nous imposent", assure une "gilet jaune".

"Un dialogue de sourds"

Sur le terrain, les députés de la majorité tentent de nouer un dialogue avec les "gilets jaunes", comme ici avec Stéphanie Rist dans le Loiret. Des échanges nécessaires, mais parfois difficiles. "Elle nous parle d'écologie, que c'est bien de mettre les taxes. C'est un dialogue de sourds. Elle veut nous faire rentrer dans son jeu", accuse un "gilet jaune". Dans toute la France, les "gilets jaunes" sont moins nombreux, mais toujours aussi déterminés.

Comme ici à Millau (Aveyron), où l'on se voit tenir jusqu'à Noël. Pour faire face au froid, cette cabane en paille a été construite. À l'intérieur, du chauffage et beaucoup de provisions. Près d'Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), ces "gilets jaunes" ne se rendront pas à Paris samedi 1er décembre, mais ils comptent bien se faire entendre en levant les barrières du péage de la Barque pour la quinzième journée consécutive.

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Emmanuel Macron n\'a pas renoncé à augmenter les taxes sur le prix des carburants, mais il annoncé la mise en place d\'un mécanisme pour suspendre cete hausse lors des pics de prix à la pompe. Pas de quoi satisfaire ce \"gilet jaune\" de Dinan (Côtes-d\'Armor), le 17 novembre 2018.
Emmanuel Macron n'a pas renoncé à augmenter les taxes sur le prix des carburants, mais il annoncé la mise en place d'un mécanisme pour suspendre cete hausse lors des pics de prix à la pompe. Pas de quoi satisfaire ce "gilet jaune" de Dinan (Côtes-d'Armor), le 17 novembre 2018. (MARTIN BERTRAND / HANS LUCAS / AFP)