Gazole non routier : le gouvernement repousse une nouvelle fois l'augmentation des prix

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Gazole : une niche fiscale qui dure
France 3
Article rédigé par
J.Weyl, J.Cholin, J-J.Buty, M.Cazaux, O.Pergament - France 3
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Le gouvernement vient de reculer sur la niche fiscale du gazole non routier, un carburant polluant principalement utilisé par les entreprises du BTP à des taux réduits. L'exécutif a préféré repousser pour la troisième fois la fin de cet avantage à 2023.

Les engins de chantier vont pouvoir continuer de rouler pour moins cher : la taxe sur le gazole qu'ils utilisent devait augmenter au 1er juillet 2021. Finalement, la mesure est repoussée d'un an et demi. C'est donc le soulagement dans une grande entreprise de BTP, qui en consomme beaucoup. "Grosso modo c'est un réservoir de 300 litres. Et elle consomme, suivant la cadence qu'elle a dans la journée, entre 120 et 150 litres par jour", explique Francis Dubrac, PDG de Dubrac TP, en désignant un engin. "En tout, on doit avoir une trentaine de machines qui fonctionnent au gazole non routier."

Le troisième report

Avec 165 000 litres consommés par an, l'augmentation de la taxe de 40 centimes par litre lui aurait coûté cher : 100 000 euros de plus sur 18 mois. Prévue pour le 1er juillet, la hausse entrera finalement en vigueur le 1er janvier 2023. C'est la troisième fois que le gouvernement reporte cette mesure prévue initialement pour 2019. Après les gilets jaunes et le Covid-19, Bercy invoque cette fois un contexte de crise.

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