Carburants : le président "panse chaque petites plaies", mais ne propose rien de "très concret"

Une habitante de l'Essonne a lancé une pétition contre la flambée du prix des carburants. Pour elle, "l'impératif écologique" ne doit pas primer sur "l'augmentation de la taxe".

Une station-essence dans le XVe arrondissement de Paris.
Une station-essence dans le XVe arrondissement de Paris. (THOMAS PONTILLON / FRANCEINFO)

"Dans l'urgence, il [Emmanuel Macron] répond par-ci, par-là, aux sollicitations et trouve une manière de panser chaque petites plaies, mais ce n'est rien de très concret", a indiqué, mardi 6 novembre, à franceinfo Priscillia Ludosky, habitante de Savigny-Le-Temple, dans l'Essonne, à l'origine de la pétition contre la flambée du prix du carburant sur Change.org qui compte près de 800 000 signatures. Le chef de l'État a proposé, dans un entretien diffusé lundi 5 novembre sur Europe 1, "l'amélioration du chèque énergie" pour les familles modestes et une aide aux Français obligés de prendre leur voiture tous les jours sur le mode de "l'indemnité kilométrique".

On nous dirige lentement vers des voitures électriques qui ne sont pas moins polluantesPriscillia Ludoskyà franceinfo

"Le financement va où ?", questionne Priscillia Ludosky. "Oui, le prix du baril a augmenté, c'est vrai, mais on n'a pas la main la dessus... On est tous dépendants des conflits géopolitiques qui influent sur le cours du pétrole", admet l'automobiliste, "en revanche, les taxes à plus de 60%, là, le gouvernement a la main dessus. Et encore une fois on ne sait pas ce qui a été fait avec ces taxes là, on ne sait pas ce qui sera fait avec ces taxes là demain, puisque [le président] propose de nouvelles idées pour panser les plaies, mais qui ne sont toujours pas financées par le gouvernement puisqu'on le demande aux employeurs, à l'industrie automobile et aux foyers".

L'habitante de Savigny comprend "l'impératif écologique" mais "l'augmentation de la taxe, pour moi, ce n'est pas un argument sincère!", a affirmé Priscillia Ludosky, "l'importance de mieux consommer est réelle, par contre, l'argument associée à l'augmentation des taxes ne l'est pas".