VIDEO. Les pistes pour sortir l'industrie automobile de la crise en 4 minutes

La filière automobile française connaît de grandes difficultés, en particulier le groupe PSA Peugeot Citroën. Si les concurrentes américaines et anglaises ont réussi à les surmonter aux prix de douloureux efforts, leur rivale allemande les a évitées. Trois modèles à méditer.

Benoît Zagdoun

Le groupe PSA Peugeot Citroën doit détailler mercredi 25 juillet son projet de restructuration massive. Les 8 000 suppressions de postes annoncées une dizaine de jours plus tôt devraient concerner plusieurs sites et s'accompagner de la fermeture de l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). Ce plan social est dévoilé le jour même où le gouvernement doit présenter son plan d'aide à la filière automobile concocté en urgence. 

Les industriels de ce secteur, fragilisé par la baisse des ventes, se tournent maintenant vers l'Etat, même si ses marges de manœuvre sont extrêmement réduites, rigueur budgétaire oblige. Le plan du gouvernement ne devrait donc pas ressembler pas au vaste dispositif de soutien de 2008-2009.

A la même époque, les Etats-Unis ont eux aussi procédé au sauvetage des "Big Three" de Detroit, General Motors, Ford et Chrysler. Il s'est fait dans la douleur mais désormais les constructeurs ont retrouvé leur compétitivité. Quelques années plus tôt, en 2005, l'industrie automobile britannique fut également sinistrée. Sept ans plus tard, elle connaît  à son tour un renouveau. Quant à leur rivale allemande, elle ne connaît pas la crise, grâce à un choix historique judicieux. Trois exemples à méditer.

Des ouvriers assemblent des Citroën DS4, le 13 avril 2012, à l\'usine PSA de Sausheim (Haut-Rhin).
Des ouvriers assemblent des Citroën DS4, le 13 avril 2012, à l'usine PSA de Sausheim (Haut-Rhin). (SEBASTIEN BOZON / AFP)