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PSA réduit ses pertes mais va demander de nouveaux efforts à ses salariés

Le président du groupe a annoncé qu'un contrat prévoyant un gel des salaires était en négociation.

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France Télévisions
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L'usine PSA de Mulhouse (Haut-Rhin), le 7 mai 2013. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

La restructuration de PSA Peugeot Citroën commence à porter ses fruits. Le groupe a annoncé, mercredi 31 juillet, que sa perte nette avait été divisée par deux au premier semestre. Mais l'entreprise ne compte pas s'arrêter là, et va poursuivre ses économies avec un nouveau contrat social actuellement en négociation, a expliqué le président du directoire, Philippe Varin.

Des résultats encourageants

"Nous voyons les premiers signes de redressement", a estimé Philippe Varin, dans un communiqué. La perte nette du groupe a atteint 426 millions, contre 818 millions un an auparavant. Son chiffre d'affaires a reculé de 3,8% à 27,7 milliards d'euros, mais ce recul est surtout la conséquence de la baisse des immatriculations de voitures neuves en France. 

Fort de ces bons résultats, le numéro un de l'automobile français a relevé sa prévision portant sur sa consommation de cash. Alors qu'il comptait jusqu'ici la diviser par deux, il compte à présent la réduire "au moins par deux", selon son directeur financier, Jean-Baptiste de Chatillon. "Cette réduction devrait se poursuivre de manière très significative en 2014", a-t-il ajouté lors d'une conférence téléphonique.

Vers un gel des salaires pour soutenir le redressement

Lors d'une conférence à l'occasion de l'annonce de ces résultats, Philippe Varin a rappelé que la direction avait entamé avec les syndicats "une nouvelle étape en vue d'accroître la compétitivité future du groupe grâce à ce qu'on appelle un nouveau contrat social". Il s'agit de poursuivre le plan de redressement, après avoir lancé toute une série de mesures l'an dernier tels que des plans sociaux, la fermeture de l'usine d'Aulnay en région parisienne, la cession d'actifs et l'accord de compétitivité à l'usine Sevelnord d'Hordain (Nord).

Philippe Varin a expliqué mercredi qu'il comptait "étendre les accords de flexibilité pour soutenir le redressement du groupe". Le contrat en négociation actuellement sera basé sur "un gel des salaires et une adaptation de la durée de travail hebdomadaire" et "l'entrée en vigueur en 2013 du crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi", a-t-il précisé. Il ainsi espère économiser "environ 81 millions d'euros en année pleine avec une amélioration des coûts salariaux et environ 50 millions d'euros d'économies attendus en 2013".

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