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PSA : en quoi consiste le projet d'accord soutenu par quatre syndicats ?

Les négociations entre la direction du groupe et les syndicats sur le plan de restructuration concernant plus de 11 000 emplois touchent à leur fin.

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France Télévisions
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Des salariés de PSA manifestent devant l'usine d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 5 février 2013. (PIERRE VERDY / AFP)

Un point d'accord semble proche au dernier jour des négociations sur le plan de restructuration chez PSA-Peugeot Citroën, mardi 12 février. Quatre syndicats du constructeur automobile se sont en effet dits favorables à un projet d'accord sur les mesures d'accompagnement des salariés visés par le plan de sauvegarde de l'emploi touchant les sites de Rennes (Ille-et-Vilaine) et d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). 

D'ici 2014, 11 214 suppressions de postes sont envisagées chez le premier constructeur français, dont 3 000 à Aulnay et 1 400 à Rennes, avec une phase de départs volontaires ouverte jusqu'au 31 décembre. En quoi consiste ce projet d'accord ? Dans quel contexte intervient-il ? Francetv info en fait le résumé. 

Les seniors et les personnes fragiles accompagnés

A l'issue de la réunion, les délégués syndicaux ont évoqué les points positifs de ces négociations, notamment le traitement des seniors, qui bénéficieront de 36 mois de congés de reclassement avant leur retraite. Le traitement des personnes fragiles figure aussi en bonne place ainsi que des mesures en faveur des salariés qui veulent retrouver un CDI dans une autre entreprise et les dispositifs de transition professionnelle.

Anne Valleron, déléguée de la CFE-CGC, qui représente 17% des salariés du groupe, a indiqué que des comités de suivi devraient être mis en place, "le but étant une solution concrète individuelle personnalisée pour chaque salarié concerné à Rennes ou à Aulnay".

Selon les syndicats, le projet doit encore être soumis à l'approbation des salariés et ne pourra, le cas échéant, être adopté définitivement qu'au cours d'un prochain comité central d'entreprise qui devrait se tenir au printemps.

Des syndicats (presque tous) favorables

Serge Mafi, délégué syndical central du GSEA, auquel appartient le SIA, syndicat majoritaire à Aulnay et à Rennes (mais représentant 14% dans le groupe), a émis "un avis favorable" à ce projet d'accord. "Mais nous serons très vigilants quant aux conditions d'application", a-t-il averti.

"Je pense qu'on pouvait certainement avoir mieux mais on a déjà ça", a réagi de son côté Christian Lafaye, délégué Force ouvrière, qui représente 18% des salariés du groupe. "Nous pensons qu'au-delà d'une prime, ce qui est important, c'est de trouver une solution d'emploi aux salariés touchés par le plan", complète Franck Don pour la CFTC, qui représente 11% des salariés du groupe. La CGT, qui représente 23% des salariés, avait en revanche déclaré avant cette réunion que la signature d'un tel accord serait "une honte".

Les résultats du groupe attendus mercredi

Cette dixième réunion syndicats-direction depuis l'automne s'est tenue au siège de PSA à Paris, devant lequel une trentaine de militants du SIA, majoritaire à Aulnay, rejoints par des membres de la CGT, ont manifesté. Ils ont placardé des affiches contre la fermeture d'Aulnay sur la vitrine du constructeur. Des pétards et des fumigènes ont été lancés contre le bâtiment, dont l'accès était fermé. 

Manifestation de salariés de PSA à Paris le 12 février 2013.  (BERTRAND GUAY / AFP)

Ces ultimes négociations interviennent à la veille de la présentation des résultats de PSA-Peugeot Citroën. Le PDG du groupe, Philippe Varin, doit donner une conférence de presse à cette occasion mercredi. 

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