PSA pourrait fermer l'usine d'Aulnay dès 2013 au lieu de 2014, selon son directeur financier

Jean-Baptiste de Chatillon met en cause la grève qui paralyse le site et qui pourrait "l'obliger" à anticiper la fermeture. Le groupe dément et explique que la phrase a été sortie de son contexte.

Un employé en intérim à l\'usine d\'assemblage PSA d\'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013. 
Un employé en intérim à l'usine d'assemblage PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), le 10 avril 2013.  (FRED DUFOUR / AFP)

Elle est prévue pour 2014. Mais la fermeture de l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) pourrait être avancée et intervenir dès 2013, selon le directeur financier du groupe automobile français, mercredi 24 avril. Une information toutefois démentie par le constructeur, contacté par francetv info. Il dénonce une phrase "sortie de son contexte" et rappelle qu'il n'y a aucune "modification du calendrier prévu"

Lors de la présentation des résultats de l'entreprise, Jean-Baptiste de Chatillon, le directeur financier de PSA Peugeot Citroën, a mis en cause la grève qui paralyse le site d'Aulnay depuis l'annonce de sa fermeture, en juillet 2012. "Le fait qu'un petit nombre de personnes continuent à perturber notre usine pourrait nous obliger [à la fermer]" plus tôt que prévu, a-t-il averti. Et d'ajouter que le constructeur s'est déjà organisé pour produire la C3, normalement fabriquée à Aulnay, sur le site de Poissy, dans les Yvelines. Le représentant CGT de l'usine d'Aulnay, Jean-Pierre Mercier, a vivement réagi à cette annonce : "On ne marche pas au chantage."

De mauvais chiffres au 1er trimestre 2013

Peu avant de livrer cette information, PSA Peugeot Citroën a annoncé un chiffre d'affaires trimestriel en baisse de 6,5% au premier trimestre 2013, à 13,03 milliards d'euros. PSA a souligné sa crainte que le marché européen puisse "être plus difficile qu'attendu" en 2014. Cela pourrait l'amener à "de nouvelles mesures opérationnelles", sous la forme d'un accord de compétitivité sur ses sites en France. PSA Peugeot Citroën vise un retour à l'équilibre de sa trésorerie opérationnelle fin 2014.

Ces mauvais chiffres s'inscrivent dans une dégradation du marché automobile européen. Les immatriculations sont tombées en 2012 à leur plus bas niveau depuis 1995, avec 12,05 millions de voitures vendues dans l'Union européenne, toutes marques confondues.