Automobile : la marque Jaguar va devenir 100% électrique à partir de 2025

Le groupe prévient que cette transformation, dont l'objectif est d'atteindre la neutralité carbone d'ici 2039, va entraîner une réduction sensible de ses activités hors production au Royaume-Uni, sans toutefois nécessiter de fermer des usines.

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Le logo de la marque automobile de luxe Jaguar, à Dublin (Irlande), le 22 janvier 2021.  (ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP)

Jaguar est une espèce en voie de transition. Le constructeur britannique haut de gamme Jaguar Land Rover a annoncé, lundi 15 février, que sa marque de luxe Jaguar allait devenir tout-électrique à partir de 2025. Le groupe, qui appartient à l'Indien Tata Motors, a dévoilé sa nouvelle stratégie visant à être neutre en carbone d'ici 2039, indiquant dans un communiqué vouloir "se réimaginer", sous la houlette de son nouveau directeur général Thierry Bolloré.

Si Jaguar va basculer en tout-électrique, ce ne sera pas le cas pour Land Rover, même si cette dernière va lancer six modèles tout-électriques au cours des cinq prochaines années, le premier en 2024. L'objectif est que tous les modèles de Jaguar et Land Rover soient disponibles en 100% électrique d'ici la fin de la décennie.

Jaguar Land Rover promet d'investir 2,5 milliards de livres par an, en grande partie dans l'électrique, tout en travaillant sur le développement de l'hydrogène pour répondre à la future demande. 

Pas de fermeture d'usines 

Dans ce communiqué, le groupe prévient que sa transformation va entraîner une réduction sensible de ses activités hors production au Royaume-Uni, sans donner plus de détails sur les répercussions en termes d'emplois. Le constructeur précise toutefois ne pas vouloir fermer d'usine. Celle de Solihull (centre de l'Angleterre) abritera la plateforme 100% électrique de Jaguar.

Durement frappé par la pandémie, comme l'ensemble du secteur, le groupe avait annoncé l'an dernier la suppression de 1 100 emplois intérimaires au Royaume-Uni et avait dû se tourner vers des banques chinoises pour obtenir un prêt de 560 millions de livres alors qu'il n'était pas éligible aux prêts des pouvoirs publics au Royaume-Uni.

Avant la crise sanitaire, le groupe avait dévoilé en 2019 un plan de restructuration qui prévoyait déjà de réduire les effectifs de 5 000 postes.

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