La garde à vue de Carlos Ghosn prolongée de 10 jours au Japon

Le patron de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi est détenu dans des conditions très strictes. La justice japonaise le soupçonne de malversations.

Carlos Ghosn, le 28 septembre 2012, à Paris.
Carlos Ghosn, le 28 septembre 2012, à Paris. (ULI DECK / DPA)

Carlos Ghosn n'est pas encore hors d'affaire. Le tribunal de Tokyo a approuvé la prolongation de la garde à vue du PDG de l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi pour une durée de 10 jours supplémentaires à compter de mercredi, soit jusqu'au 30 novembre, rapportent les médias japonais. Sa garde à vue durera au maximum 22 jours. A la fin de ce délais, la justice décidera de son éventuelle mise en examen.

Le patron de Renault a été arrêté lundi à Tokyo, tout comme un de ses collaborateurs, Greg Kelly, interpellé simultanément. Le parquet soupçonne l'homme d'affaires d'avoir "conspiré pour minimiser sa rétribution à cinq reprises entre juin 2011 et juin 2015", en ne déclarant que la moitié de ses revenus au fisc japonais – 4,9 milliards de yens (environ 37 millions d'euros) au lieu de près de 10 milliards de yens.

Obligé de parler japonais

Les conditions de la garde à vue de Carlos Ghosn, retenu au centre de détention de Kosuge à Tokyo, sont très strictes. Selon Le Figaro (article payant), il ne peut être accompagné d'un avocat pendant les interrogatoires et les conditions de visite de ses proches sont très réglementées. "Le suspect ayant droit, pendant les jours de semaine seulement, à une visite d'un ou plusieurs proches pendant quinze minutes maximum. Mais l'ensemble de leur conversation devra se faire exclusivement en japonais, devant un policier", révèle une avocate japonaise dans Les Echos