La garde à vue de Carlos Ghosn au Japon prolongée jusqu'au 10 décembre

A cette date, la justice décidera alors d'une éventuelle mise en examen. Le puissant patron est soupçonné d'avoir dissimulé des revenus à l'administration fiscale. 

Carlos Ghosn, lors d\'un entretien à Yokohama (Japon), le 13 mai 2016. 
Carlos Ghosn, lors d'un entretien à Yokohama (Japon), le 13 mai 2016.  (MIHO IKEYA / YOMIURI / AFP)

Carlos Ghosn reste en garde à vue. Le tribunal de Tokyo (Japon) a approuvé la prolongation de la garde à vue du dirigeant automobile pour une durée de 10 jours supplémentaires, soit jusqu'au 10 décembre, ont rapporté les grands médias japonais, vendredi 29 novembre. Carlos Ghosn a été arrêté le 19 novembre, sur des soupçons de dissimulation de revenus à l'administration fiscale.

Le patron de Renault est soupçonné d'avoir dissimulé ses revenus de président du conseil d'administration de Nissan à hauteur de 5 milliards de yens (38 millions d'euros) entre juin 2011 et juin 2015. Il lui est reproché d'avoir fait la même chose pour les trois exercices comptables suivants, soit un total de 8 milliards de yens, l'équivalent de plus de 62 millions d'euros de revenus dissimulés aux autorités financières japonaises.

Le dirigeant, qui nie ces accusations, a été révoqué des conseils d'administration de Mitsubishi Motors et de Nissan, qui l'accuse également d'abus de biens sociaux. Il reste cependant PDG du groupe Renault. Sa garde à vue ne pouvant durer plus de 22 jours, Carlos Ghosn pourra être libéré sans charges ou inculpé le 10 décembre, précisent les médias japonais.