La demande en liberté de Carlos Ghosn rejetée au Japon

Le dirigeant de 64 ans risque de rester en détention jusqu'à la tenue de son procès qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

Un piéton passe devant un écran de télévision évoquant la détention de Carlos Ghosn, le 20 décembre 2018 à Tokyo, au Japon.
Un piéton passe devant un écran de télévision évoquant la détention de Carlos Ghosn, le 20 décembre 2018 à Tokyo, au Japon. (BEHROUZ MEHRI / AFP)

Sans surprise, le tribunal de Tokyo a rejeté, mercredi 9 janvier, la demande de fin de détention de Carlos Ghosn, au lendemain de sa première comparution devant la justice. Les avocats du patron de Renault avaient déposé la veille une procédure pour obtenir sa libération, mais le juge avait répondu en invoquant le risque de fuite et d'altération des preuves. D'après eux, le dirigeant de 64 ans risque de rester en détention jusqu'à la tenue de son procès, qui ne devrait pas avoir lieu avant plusieurs mois.

Arrêté au Japon le 19 novembre pour des soupçons de malversations financières, Carlos Ghosn a été mis en examen le 10 décembre pour dissimulation de revenus. Il est en outre accusé d'abus de confiance et pourrait être inculpé pour ce motif vendredi, date à laquelle prend fin sa garde à vue. Selon le parquet, il aurait tenté de faire couvrir par Nissan "des pertes sur des investissements personnels" au moment de la crise financière de 2008.