Japon : Carlos Ghosn, un PDG en prison sans aucun privilège

Depuis deux mois, Carlos Ghosn est aux mains de la justice japonaise. Le patron de Renault est soupçonné d'avoir caché de l'argent au fisc ou de malversations. Il nie les faits. Mardi 8 janvier, il comparaîtra devant un tribunal de Tokyo.

France 3

Carlos Ghosn est sous le coup de trois mandats d'arrêt. Son sort a été scellé dans un avion le 19 novembre dernier. Les enquêteurs japonais font alors fermer les stores de son jet privé. À ce moment précis, la vie du prestigieux patron bascule. Il est accusé d'avoir conspiré pour minimiser sa rétribution de 2010 à 2018. Il aurait tenté de tromper le fisc japonais.

Système judiciaire sans concession

C'est depuis sa prison de Tokyo qu'on lui notifie des charges supplémentaires. Cette fois, il est accusé d'avoir fait couvrir par Nissan des pertes sur des investissements personnels au moment de la crise des subprimes en 2008. Des accusations que Carlos Ghosn réfute sérieusement. C'est par des dessins que la presse nippone illustre ses conditions de détention : futon pliable dans sa cellule, trois bols de riz par jour et interrogatoires sans la présence de son avocat.

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Carlos Ghosn donne une conférence de presse à Tokyo (Japon), le 20 octobre 2016.
Carlos Ghosn donne une conférence de presse à Tokyo (Japon), le 20 octobre 2016. (TAKEHIKO SUZUKI / YOMIURI / AFP)