Affaire Carlos Ghosn : la justice japonaise accepte la libération sous caution de l'ancien patron de Renault

L'ancien PDG des constructeurs automobiles Nissan et Renault, inculpé pour fraudes fiscales et abus de confiance, est incarcéré au Japon depuis trois mois.

Une photo de Carlos Ghosn datant du 11 mai 2018, lors du Festival de Cannes. 
Une photo de Carlos Ghosn datant du 11 mai 2018, lors du Festival de Cannes.  (MUSTAFA YALCIN / ANADOLU AGENCY / AFP)

Le tribunal de Tokyo a annoncé, mardi 5 mars, qu'il acceptait la demande de libération sous caution de Carlos Ghosn. L'ancien PDG de l'alliance entre les constructeurs automobiles Renault et Nissan, inculpé pour fraudes fiscales et abus de confiance, est incarcéré au Japon depuis trois mois.

Il s'agit de la troisième demande de libération sous cautions, les deux premières ayant été rejetées. Cette décision intervient au lendemain d'une conférence de presse du nouvel avocat de Carlos Ghosn, le très médiatique Junichiro Hironaka, surnommé "l'innocenteur".

Le parquet fait appel

Le montant de la caution a été fixé à un milliard de yens, soit environ 8 millions d'euros. S'il est libéré, Carlos Ghosn aura pour obligation de résider au Japon et sera interdit de quitter le pays même pour un bref séjour. Des caméras de surveillance devront être installées à l'entrée de sa résidence, précise l'agence de presse japonaise Kyodo News (en anglais).

Cette autorisation de remise en liberté "était espérée parce qu'il ne faut jamais désespérer, mais elle n'était pas du tout acquise et elle ne l'est pas à l'heure où nous parlons puisque le parquet peut se réserver la possibilité de faire appel", a réagi sur LCI François Zimeray, l'avocat de la famille de l'ex-patron de Renault. Le bureau des procureurs a d'ailleurs contesté cette décision dans la foulée.