Airbnb : une concurrence qui inquiète aussi les palaces

Face aux 2.000 offres des hôtels de luxe parisiens, on trouve désormais une quarantaine d’offres de location de particuliers estampillées "grand luxe". Une concurrence déloyale, estiment les professionnels.

(Les hôtels de luxe inquiets de la concurrence des plateformes collaboratives © Maxppp)

Ces plateformes de locations fleurissent sur internet. L'une des plus connue, AirBnb développe un service "grand luxe" et concurrence l’hôtellerie haut de gamme. En région parisienne, le site affiche aujourd’hui près de 50.000 offres, alors qu’il n’y en avait que 7.000 pour toute la France en 2012. Parmi ces annonces, une quarantaine d’appartements à plus de 1.000 euros. Cette concurrence inquiète d’autant que ces offres intègrent des possibles services de chauffeurs, de cuisiniers ou de femmes de chambre.

"Une concurrence déloyale"

Pour Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l’Union des Industries et des Métiers de l’Hôtellerie, ces petites annonces sont une vraie menace pour l’hôtellerie haut de gamme : "Il faut règlementer et contrôler. Il faut faire comme Etats-Unis, déclarer au fisc  les montants des personnes qui mettent leurs biens à disposition".  

Laurent Duc, estime que ces petites annonces sont une menace pour l’hôtellerie haut de gamme. Il répond à Mathilde Munos
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Un secteur en crise

Le chiffre d'affaire de cette hôtellerie de luxe est en crise depuis le début de l'année. Les clients du Moyen-Orient boudent la France depuis les attentats de Charlie Hebdo. La clientèle américaine est également moins présente, tout comme la clientèle russe. Celle ci est affectéee par la baisse du rouble. Internet a complètement bouleversé l’offre qui existait jusqu’ici, et ce phénomène de location est international. Officiellement les propriétaires sont des particuliers. Le "Collectionnist", plateforme de location de luxe, n’a que 20 % d’annonces qui appartiennent à des investisseurs. Le reste des offres est constitué d’appartements de particuliers, dont près de 70% de résidences secondaires. 

Le site d'information suisse Le Temps avait d'ailleurs réalisé une enquête montrant que la plupart des annonces d'Airbnb étaient en réalité des logements uniquements loués à des voyageurs.