Les boissons "light" associées à un risque accru de diabète

Contrairement aux préjugés et aux publicités des marques, les sodas light ne réduiraient pas le risque de diabète.

Dans un magasin de Mulhouse (Haut-Rhin), le 13 octobre 2011.
Dans un magasin de Mulhouse (Haut-Rhin), le 13 octobre 2011. ( MAXPPP)

Boire des sodas "light" ne réduirait pas le risque de diabète. Au contraire, ces boissons seraient associées à un risque accru de le développer, selon une étude rendue publique jeudi 7 février à Paris. Menée par des chercheurs français de l'Inserm auprès de 66 188 femmes suivies depuis 1993, l'étude a confirmé l'existence d'une relation entre boissons sucrées et diabète de type 2 (le plus courant).

Les résultats publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition ont notamment montré que les femmes consommant des boissons "light" avaient une consommation plus grande que celles consommant des boissons sucrées normales (2,8 verres par semaine contre 1,6 verre par semaine en moyenne, respectivement). Mais même à quantité consommée égale, les boissons "light" étaient associées à un risque plus élevé de développer un diabète : il était supérieur de 15% pour une consommation de 0,5 litre par semaine et de 59% pour 1,5 litre par semaine.

Une insulino-résistance due aux boissons sucrées

Parmi les mécanismes pouvant expliquer le phénomène, les chercheurs notent que les sucres contenus dans les boissons sucrées entraînent un pic d'insuline et que la répétition peut engendrer une insulino-résistance, une anomalie à l'origine du diabète. Quant à l'aspartame, l'un des principaux édulcorants utilisés aujourd'hui dans les boissons "allégées", il pourrait induire une augmentation de la glycémie et, de ce fait, une hausse du taux d'insuline comparable à celle engendrée par le sucrose (sucre).