Oradour-sur-Glane : l'histoire d'une reconstruction

La reconstruction du village d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne) et celle de ses habitants est passée par un procès, mais il y a aussi tous ces actes, tous ces gestes symboliques qui ont permis aux habitants d'avancer.

FRANCE 3

Mars 1945 : le général de Gaulle visite le village martyr d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne), et décide que les ruines seront laissées en l'état, et qu'un nouveau village sera édifié à proximité. Le président Vincent Auriol pose la première pierre du nouvel Oradour en 1947. À cette époque, les adultes ont du mal à surmonter le deuil, alors que la jeune génération veut simplement vivre.

"L'envie de vivre, de revivre"

À l'époque, Robert Hébras a vingt ans : "On avait vécu le drame, mais on ne l'a pas vécu de la même façon que les mamans qui ont perdu des enfants à l'école ou ailleurs. On a eu l'envie de vivre, de revivre", témoigne le survivant. En 15 ans, la vie reprend justement peu à peu le dessus grâce au cyclisme. Raymond Poulidor, enfant du pays, idole nationale, a participé au Grand prix de la Renaissance et au Criterium d'Oradour. En 1953, quelques juges bordelais ont condamné quelques-uns des auteurs du massacre, immédiatement amnistiés au nom de la réconciliation nationale, un second deuil pour les habitants.

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Panneau à l\'entrée d\'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne).
Panneau à l'entrée d'Oradour-sur-Glane (Haute-Vienne). (- / AFP)