Contrôle continu : la médiatrice de l'Éducation nationale saisie par un millier d'élèves qui n'ont pu être évalués pendant le confinement

Selon Catherine Becchetti-Bizot, la plupart de ces élèves mécontents sont en CAP ou en BTS et ont la particularité d'avoir passé trop de temps en entreprise.

Des élèves dans une salle de classe lors de la rentrée scolaire pour les BTS, 27 août 2018 (photo d\'illustration)
Des élèves dans une salle de classe lors de la rentrée scolaire pour les BTS, 27 août 2018 (photo d'illustration) (ALEXANDRE MARCHI / MAXPPP)

La médiatrice de l'Éducation nationale Catherine Becchetti-Bizot a confié, vendredi 17 juillet sur franceinfo, avoir été saisie par un millier d'élèves mécontents de s'être vus refuser leur diplôme sur la base du contrôle continu en l'absence d'examens. La plupart de ces élèves sont en CAP ou en BTS et ont la particularité d'avoir passé trop de temps en entreprise.

"Alors que les académies avaient fini par accepter que les évaluations soient faites sur la base du contrôle continu, on n'avait pas prévu que les jurys seraient plus rigoureux que les services des examens", a assuré la médiatrice de l'Education nationale. Leurs jurys leur ont ainsi refusé leur diplôme en raison de retours trop rares de leurs professeurs. "Ils considéraient qu'ils n'avaient pas les éléments pour apprécier le travail de ces élèves", a expliqué Catherine Becchetti-Bizot.

De nombreux élèves en situation de handicap parmi les mécontents

Parmi les mécontents, on trouve également beaucoup d'élèves en situation de handicap, selon Catherine Becchetti-Bizot. Ceux-ci ont été évalués sur leurs seules notes des deux premiers trimestres, or d'après eux, les aménagements de cours leur permettent, en général, d'obtenir des notes plus nombreuses mais surtout meilleures au troisième trimestre. "Certaines personnes ont le sentiment qu'on les renvoie en septembre pour passer leurs épreuves professionnelles alors qu'en fait elles avaient suivi la formation de manière rigoureuse et sérieuse pendant l'année, ajoute la médiatrice de l'Éducation nationale, et qu'on aurait pu évaluer leur travail en stage ou en entreprise dès le mois de juillet".