Fuites au bac : 13 personnes interpellées en région parisienne et dans les Bouches-du-Rhône

Ces personnes arrêtées sont des candidats, six sont des mineurs. 

Une enquête a été lancée pour comprendre d\'où venait les fuites du bac (illustration).
Une enquête a été lancée pour comprendre d'où venait les fuites du bac (illustration). (DOMINIQUE GUTEKUNST / MAXPPP)

Dans l'enquête sur les fuites de sujets du bac, 13 personnes ont été interpellées en Ile-de-France et dans les Bouches-du-Rhône, a indiqué mardi 2 juillet le parquet de Paris à franceinfo. Il s'agit de candidats qui ont été arrêtés en région parisienne et dans les Bouches-du-Rhône, a précisé une source proche de l'enquête. Parmi les 13 interpellés figurent six mineurs. Neuf sont rattachés à des établissements d'Ile-de-France et quatre à des lycées de Marseille.

L'enquête porte sur les fuites de sujets de mathématiques dans toutes les filières. Elle a été ouverte pour "fraude aux examens, abus de confiance et recel de ce délit". Le ministère de l'Éducation nationale avait assuré que la fuite était circonscrite à "trois ou quatre établissements de la région Île-de-France" et que les informations avaient circulé sur des réseaux privés, type WhatsApp. Il n'a pas été question de repasser l'épreuve.

"Rigueur implacable"

Jean-Michel Blanquer avait déclaré, mardi 25 juin sur franceinfo, que l'État allait faire preuve d'une grande fermeté dans ce dossier. "Je n’aimerais pas être à la place de ceux qui sont à l’origine de ces fuites, parce que nous allons être d’une rigueur implacable, a prévenu Jean-Michel Blanquer. J'ai bon espoir que nous trouvions ceux qui sont à l'origine de ça."

Le ministre a rappelé qu'un lycéen qui aurait triché pourrait ne pas pouvoir repasser son bac pendant plusieurs années. Pour ceux qui sont à l'origine des fuites, "ce sont des poursuites pénales qui peuvent aller jusqu'à l'emprisonnement", a précisé le ministre.