Une orque en très grande difficulté dans la Seine, entre Rouen et Le Havre

"Son état de santé est très dégradé", a déclaré le vice-président du GECC, une association basée à Cherbourg missionnée par l'Office français de la biodiversité (OFB).

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France Télévisions
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Une orque en Norvège, le 3 décembre 2021.  (FRANCO BANFI / BIOSPHOTO / AFP)

Une orque a été observée en très grande difficulté dans la Seine entre Le Havre et Rouen (Seine-Maritime), s'est inquiété mercredi 25 mai le Groupe d'études des cétacés du Cotentin (GECC). Cette "orque mâle, espèce protégée et sauvage", est "très affaiblie", a confirmé la préfecture de Seine-maritime. "Le pronostic vital est engagé. On est vraiment très très inquiets. Son état de santé est très dégradé", a précisé Gérard Mauger, vice-président du GECC, une association basée à Cherbourg missionnée par l'Office français de la biodiversité (OFB) pour l'étude et la préservation des mammifères marins en Manche.

Cet animal "n'a naturellement pas vocation à évoluer séparé de son groupe, ni dans des cours d'eau douce. Il pourrait être blessé ou malade", a ajouté la préfecture. "Des mesures d'interdiction sont prises afin que le cétacé ne soit pas approché. Elles reposent juridiquement sur un avis à la navigation, à valeur réglementaire", précise la préfecture.

"C'est vraiment compliqué de trouver des solutions" 

"Plus elle reste dans l'eau douce, plus ça va accélérer la dégradation de son état de santé. Elle est très loin de la mer. C'est vraiment compliqué de trouver des solutions pour essayer de l'inciter à reprendre le chemin de l'eau salée", a ajouté Gérard Mauger.

La longueur de l'animal "très amaigri" mais pesant probablement plus d'une tonne est "compliquée à estimer" mais "on est dans les 4-5 mètres" a-t-il précisé "à la forme de son aileron c'est un mâle, même si l'aileron est complètement couché". Aperçue pour la première fois le 16 mai entre Honfleur et Le Havre, près du Pont de Normandie, l'orque est "très probablement arrivée déjà affaiblie vers l'estuaire de la Seine", poursuit-il. "Son état de santé fait que c'est plus confortable pour elle d'être dans un fleuve parce que c'est moins agité. Elle dépense moins d'énergie", mais "c'est plus compliqué pour se nourrir : il y a moins de proies qu'en mer. Et elle est toute seule alors que ce sont des animaux qui chassent en meute", a-t-il ajouté.

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