Six cents animaux vivant "dans des conditions d'hygiène déplorables" saisis près de Marseille
Des ratons laveurs, des écureuils volants, des grues ou des tortues ont été récupérés dans une ferme pédagogique dont la locataire a été expulsée.
Ces bêtes avaient de quoi être de mauvais poil. Environ 600 animaux, dont des espèces protégées, ont été pris en charge, mercredi 2 et jeudi 3 juillet, par différentes associations de protection et des parcs animaliers après l'expulsion, pour loyers impayés, de la gérante d'une ferme pédagogique à Fuveau (Bouches-du-Rhône).
"Au terme d'une longue procédure, les propriétaires des lieux ont enfin obtenu l'expulsion de leur locataire et de ses centaines d'animaux qui ont été pris en charge par Assistance aux animaux, des parcs zoologiques nationaux et internationaux", indique la Fondation assistance aux animaux (FAA) dans un communiqué.
La maison servait de volière
Selon la même source, plusieurs de ces animaux étaient parqués "dans des conditions d'hygiène déplorables, certains étant déshydratés ou dénutris" dans la partie logement de la ferme pédagogique le Nouveau monde. La partie "ferme" avait, elle, déjà fait l'objet d'une procédure d'expulsion en juin 2013. Sept cent animaux, dont des volailles, des moutons, des chèvres, des équidés, des bovins et des marsupiaux..., avaient été récupérés à cette occasion.
Selon les associations, certains des animaux "baignaient dans leurs déjections, d'autres, blessés, étaient laissés sans soins à l'image de ce taureau, la joue rongée par les vers".
"Une vingtaine de tortues de Sulcata [une espèce protégée] ont été retrouvées dans le salon de l'habitation, recouvertes de fientes puisque la maison servait de volière pour plusieurs oiseaux", souligne la porte-parole de la FAA, précisant que des animaux étaient dans "un état préoccupant" n'ayant ni à boire ni à manger.
Quatrième saisie en deux ans
C'est la quatrième fois que des animaux sont saisis dans cet établissement, présenté sur son site internet comme une association "qui a pour objectif de développer la connaissance et le respect de la vie animale".
Sur décision de justice, environ 180 primates avaient été saisis début 2013, notamment pour "mauvais traitement" et "défaut de certificat de capacité".
Pour cette nouvelle expulsion, les associations de protection des animaux ont mis la main sur des ratons laveurs, des écureuils volant ou des grues. Selon une source proche du dossier, plusieurs animaux auraient été déménagés avant cette dernière expulsion : des plumes d'ara bleu, une espèce de perroquet protégée, ont été en effet retrouvées sur place.
Sur son site, la gérante a lancé un appel aux dons et affirme avoir "été victime d'un véritable vol en bandes organisées par des Fondations bien connues du grand public".
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