Haute-Garonne : la gendarmerie alerte sur la présence de tortues carnivores en bordure du canal du Midi

Une tortue de type "Serpentinea" été découverte à Ramonville-Saint-Agne, au niveau d'une aire de jeux pour enfants.  

Un gendarme tient une tortune serpentine retrouvée le 26 mai 2020 à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne). 
Un gendarme tient une tortune serpentine retrouvée le 26 mai 2020 à Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne).  (GENDARMERIE DE HAUTE GARONNE / FACEBOOK)

Alors que les balades sont de nouveau autorisées depuis le déconfinement, la gendarmerie de Haute-Garonne alerte les promeneurs sur la possible présence de tortues carnivores en bordure du canal du Midi, dans un message posté sur Facebook jeudi 28 mai.

Deux jours plus tôt, "une tortue de type Serpentinea été découverte à Ramonville-Saint-Agne, au niveau de l'aire de jeux pour enfants, au parc de Cinquante", indiquent les gendarmes. Cette tortue mesurait 25 centimètres. "Peureuse, elle se montre peu mais peut devenir féroce quand on la dérange et infliger alors des blessures graves avec sa mâchoire, coupante comme un rasoir", précisent-ils, invitant les promeneurs à ne pas jouer avec ces animaux.

"Elles sont hargneuses et dangereuses"

Cette découverte intervient quelques semaines après celle, sur les mêmes berges, de trois bébés tortues "alligator", autre espèce dangereuse, précisent les gendarmes, signalant que ces tortues sont désormais prises en charge par le zoo de Mescoules, en Dordogne.

Selon le directeur du zoo interrogé par 20 Minutes, ce sont en réalité toutes des tortues serpentines, originaires d'Amérique du Nord, et la grande pourrait être la mère des trois petites. "Elles sont hargneuses et dangereuses", explique au quotidien Roland Collebrusco.

Cette espèce carnivore peut mesurer jusqu'à 80 cm et atteindre les 100 kg. "Mais, même si elle ne fait que 50 kilos, elle est agressive car elle est habituée à chasser, contrairement aux tortues de terre qui se contentent d'herbe. Elle a comme un bec de perroquet, un véritable sécateur", poursuit le spécialiste dans 20 Minutes. Elle peut s'attaquer aux poissons et aux oiseaux. Surtout, cette espèce invasive pourrait nuire à la biodiversité locale et aux espèces endémiques comme la tortue boueuse, aujourd'hui en déclin, précise le journal.