Dans cinquante ans, les singes pourraient avoir disparu

Selon une étude publiée mercredi dans la revue "Science Advances", 60% des primates sont en danger d'extinction. 

Des orangs-outans de Sumatra dans un zoo de Munich en février 2014
Des orangs-outans de Sumatra dans un zoo de Munich en février 2014 (CHRISTOF STACHE / AFP)

C'est le constat alarmant d'une étude menée par une trentaine de chercheurs et publiée mercredi 18 janvier dans la revue Science Advances : les singes pourraient avoir disparu de la planète d'ici 25 à 50 ans. La population des primates, nos plus proches cousins biologiques, subit un déclin à un rythme particulièrement rapide. Selon cette étude, 60% des primates sont même en danger d'extinction.

Trois quarts des populations de primates en déclin

Les grands singes sont particulièrement concernés. Selon le dernier classement de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) paru en septembre 2016, quatre des six espèces de grands singes sont en danger critique d'extinction. C'est le cas du gorille oriental des forêts de la République démocratique du Congo.

Étant donnée la difficulté à recenser les populations d'animaux sauvages, les scientifiques se sont concentrés sur des groupes de singes vivant en forêt, qu'ils comptent régulièrement. Leurs conclusions sont graves : trois quarts des espèces de primates sont en déclin, notamment les orangs-outans de Sumatra et de Bornéo.

Inquiétants, les chiffres de la revue Science Advances ne viennent que confirmer un constat déjà effectué par de nombreux scientifiques. Principale cause du déclin des primates : nous, les Hommes. L'espèce humaine prend de plus en plus de place sur la planète. Pour faire du bois, de l'huile de palme, du soja, des barrages, des routes, des mines d'or, etc... nous détruisons les forêts que les singes occupent. Sans compter le changement climatique auquel les animaux doivent eux aussi faire face.