Des mini-kangourous font leur retour dans le sud de l'Australie

Plus de 100 ans après avoir disparu du sud du continent, la bettongie à queue touffue, qui ressemble à un kangourou de la taille d'un lapin, a été réintroduite.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Une bettongie à queue touffue en Australie. (LEA SCADDAN / MOMENT RF / GETTY IMAGES)

On l'appelle aussi le bettong de Tasmanie. Plus de 100 ans après avoir disparu du sud de l'Australie, la bettongie à queue touffue, marsupial ressemblant à un kangourou de la taille d'un lapin, a été réintroduite dans la péninsule de Yorke, en Australie-Méridionale, ont rapporté des chercheurs, vendredi 19 mai. Les scientifiques ont relâché 120 spécimens sur une période de deux ans pour voir s'ils peuvent survivre.

L'animal peuplait autrefois plus de 60% de l'Australie avant d'être victime des chats, des renards et des défrichements après la colonisation européenne il y a plus de deux siècles. De dizaines de millions, leur population est passée à environ 12 000 à 18 000 aujourd'hui, surtout dans les îles d'Australie, dans des enclos protégés, et dans quelques poches de l'Australie occidentale.

Un retour favorisé par un contrôle des prédateurs

Les chercheurs ont déclaré avoir piégé 85 bettongies à queue touffue et constaté que 40% d'entre elles étaient nées dans la péninsule, tandis que 42 des 45 femelles portaient des petits dans leur poche. "C'est fantastique de voir autant de nouveaux animaux", a déclaré Derek Sandow, environnementaliste du Comité du Northern and Yorke Landscape.

Leur retour en Australie-Méridionale a été favorisé par un programme intensif de contrôle des chats et des renards, a précisé Derek Sandow, ainsi que par une clôture "non étanche" destinée à réduire le passage des prédateurs, sans les exclure totalement. En cas d'attaque, les femelles disposent d'un mécanisme de défense inhabituel mais efficace. Pour s'enfuir, non seulement "elles zigzaguent à grande vitesse dans la brousse" mais elles jettent leurs petits hors de leur poche dans l'espoir de s'échapper pendant que le prédateur s'en prend à leur progéniture.

"Cela peut sembler une parentalité horrible, mais c'est une véritable réussite", a déclaré le spécialiste, soulignant que les femelles ont souvent des embryons prêts dans la poche, quand leurs petits s'en vont naturellement ou meurent.

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