Des diables de Tasmanie sont réintroduits en Australie continentale, 3 000 ans après leur disparition

Une association annonce que 26 de ces mammifères carnivores ont été libérés dans un sanctuaire de 400 hectares. L'espèce est en danger d'extinction en raison d'une grave forme de cancer contagieux.

Article rédigé par
France Télévisions
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
Les gardiens d'un zoo tiennent des bébés diables de Tasmanie, le 22 octobre 2009, à Sydney. (TORSTEN BLACKWOOD / AFP)

Les diables de Tasmanie reviennent en Australie continentale. Ces animaux, marsupiaux uniques disparus il y a 3 000 ans sur l'immense île-continent, ont été relâchés récemment dans la nature.

L'association Aussie Ark a révélé lundi que 26 de ces mammifères carnivores avaient été libérés dans un sanctuaire de 400 hectares à Barrington Tops, à trois heures et demie au nord de Sydney. Le président d'Aussie Ark, Tim Faulkner, explique que cette opération "historique", réalisée en juillet et septembre, est la première étape d'un programme de conservation ex situ visant à créer une population préservée, le diable étant menacé sur l'île de Tasmanie par une grave forme de cancer contagieux.

Ce marsupial nocturne à la fourrure noire ou brune, qui dégage une forte odeur quand il stresse, est frappé depuis 1996 par une maladie, la tumeur faciale transmissible du diable de Tasmanie, fatale à presque 100%, qui a décimé 85% de sa population. L'espèce est désormais en danger d'extinction.

Danger d'extinction

Après 16 années de travail, qui a impliqué la mise en place en Australie continentale du plus grand programme d'élevage de diables, Tim Faulkner juge "incroyable" d'en être arrivé là. "C'est comme un rêve, selon lui. Le plus grand prédateur indigène sur le continent est le chat marsupial à queue tachetée qui pèse un peu plus d'un kilo. Ramener un animal de cette taille est quelque chose d'énorme." Le diable, pouvant peser jusqu'à huit kilos, chasse généralement les autres animaux indigènes ou se nourrit de carcasses de bêtes mortes.

L'animal n'est pas dangereux pour l'homme ou le bétail mais se défend s'il est attaqué, pouvant provoquer de graves blessures.

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.