L'orque bloquée dans la Seine retrouvée morte

L'association Sea Shepherd a trouvé le cadavre de l'orque dans la Seine, lundi. L'animal était malade, la préfecture de Seine-Maritime avait annoncé dimanche qu'il allait être euthanasié.   

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Radio France
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Photo postée sur Twitter par Sea Shepherd France. (CAPTURE D'ÉCRAN)

L'orque qui était bloquée dans l'estuaire de la Seine a été retrouvée morte, lundi 30 mai. L'association Sea Shepherd annonce avoir localisé son cadavre "à 11h48". "Nous sommes actuellement avec elle pour empêcher que son corps ne soit percuté par un navire, ce qui compromettrait l'autopsie, explique Sea Shepherd sur son compte Twitter, photo à l'appui. Nous attendons l'équipe mobilisée par l’État pour la récupérer."

La préfecture de la Seine-Maritime a confirmé le décès de l'orque. Le corps va être remorqué pour une autopsie, visant à "recueillir un maximum d’informations et tenter d’établir les causes de l’errance et de la mort de cette orque", précise la préfecture, qui explique que c'est le signalement d'un marin relayé par la capitainerie du port de Rouen qui a permis aux embarcations de Sea Shepherd France de repérer l’animal à la surface, puis de constater son décès.

Dimanche soir, la préfecture de la Seine-Maritime avait annoncé que l'orque égarée depuis plusieurs jours allait devoir être euthanasiée. Une décision prise pour "mettre fin aux souffrances subies par l'orque", des observations montrant qu'elle souffrait entre autres de "lésions nécrotiques" et de "mucormycose". L'association Sea Shepherd regrettait cette décision d'euthanasier l'orque, et avait lancé dès dimanche soir une "course contre la montre" pour tenter de la sauver, sans succès.

L'orque avait été aperçue pour la première fois le 16 mai entre Honfleur et Le Havre, près du Pont de Normandie. Elle était "très probablement arrivée déjà affaiblie vers l'estuaire de la Seine", selon Gérard Mauger, vice-président du Groupe d'étude des cétacés du Cotentin (GECC), une association basée à Cherbourg missionnée par l'Office français de la biodiversité (OFB) pour l'étude et la préservation des mammifères marins en Manche. Delphine Eloi, directrice du GECC, explique sur franceinfo que la mucormycose a "déjà été diagnostiqué aux Etats-Unis et au Canada, mais jamais en France" et qu'il est important, désormais, de réaliser une autopsie pour "recueillir un maximum d'informations pour établir les causes de la mort de l'orque".

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