"Fermes à sang" : une nouvelle vidéo montre des juments saignées en Amérique du Sud pour des élevages français

L’association de défense des animaux de ferme Welfarm diffuse ce mercredi 18 juillet les images de ces mauvais traitements. 

Une jument engrossée pour prélever son sang dans une ferme d\'Amérique latine. (Animal Welfare Foundation)
Une jument engrossée pour prélever son sang dans une ferme d'Amérique latine. (Animal Welfare Foundation) (Animal Welfare Foundation)

L’association de défense des animaux de ferme Welfarm diffuse mercredi 18 juillet une nouvelle vidéo montrant les mauvais traitements subis par des juments enceintes élevées pour leur sang. Sur ces images tournées début 2018 dans cinq fermes d’Amérique du Sud, on voit notamment des juments battues à coup de barre de fer dans ce que les associations appellent des "fermes à sang".

"Le sang des juments gestantes contient en effet une hormone très prisée des laboratoires pharmaceutiques, la gonadotrophine chorionique équine ou eCG", explique Welfarm dans un communiqué. "Cette hormone permet aux éleveurs français de moutons, chèvres et porcs de faire ovuler les femelles sur commande", rajoute l'association.

Une hormone commercialisée en France 

Ce scandale des juments fécondées puis avortées afin de prélever leur sang avait éclaté en octobre 2017 grâce à l'enquête de deux associations de défense animale, TSB en Suisse et AWF, en Allemagne.

Welfarm lance mercredi 18 juillet un site web ainsi qu’une pétition en ligne pour alerter et mettre la pression sur les laboratoires commercialisant cette hormone en France. L'association réclame l’arrêt de toute importation d’eCG depuis l’Amérique du Sud et la mise sur le marché d’une alternative synthétique. En 2017, la France a importé pour plus de 5 millions de dollars d’eCG à Syntex-Uruguay, précise l’association citant les douanes uruguayennes.