Travail au noir : les emplois à domiciles visés

a revoir

Présenté parDavid Pujadas

Diffusé le 28/05/2014Durée : 00h40

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Pour contourner l'impôt ou les taxes, il y aurait notamment la baisse des emplois à domicile déclarés. La poussée du travail au noir se fait sentir également dans la restauration ou le bâtiment.

BTP, gardes d'enfants, artisanat. Autant de secteurs où le travail au noir est de plus en plus fréquent. Plusieurs années, cette femme a employé une nounou pour sa fille, sept à huit heures par semaine.

Elle ne souhaitait pas être déclarée et avait un autre mi-temps. Elle ne voulait pas être déclarée pour ne pas dépasser un certain seuil d'imposition. Je n'ai jamais rien déclaré, faute de trouver quelqu'un qui voulait travailler légalement.

Ce ne sont pas toujours les nounous qui veulent travailler au noir : la demande vient parfois des parents pour payer moins de charges. Pour l'instant, cette femme déclare la nourrice de da fille, mais elle hésite à continuer.

Si on pouvait déduire la totalité des heures déclarées, on le ferait, mais comme le système fiscal n'est pas fait de cette manière, il est tentant de ne plus déclarer des heures. C'est de plus en plus cher. Ça a changé en notre défaveur.

Je suis nourrice déclarée. En garde à domicile chez des parents. Avec la crise, il y a beaucoup de parents qui ne veulent pas déclarer.

Selon cet ouvrier qui assure être déclaré, dans le bâtiment aussi, les artisans recherchent de plus en plus le travail dissimulé.

Il y en a qui font en sorte de ne pas payer d'impôts. Ils se font payer au black. C'est à cause de la crise. Plus on déclare, plus on paie d'impôts. Les gens trouvent que ça ne sert a rien de travailler pour payer plus.

En théorie, travailler au noir est passible de 3 ans d'emprisonnement, et de 45.000 euros d'amende.

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