Traitement du cancer : l'acunpuncture, une médecine complémentaire

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Présenté parElise Lucet

Diffusé le 20/03/2014Durée : 00h48

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Le déficit de la Sécu est moins important que prévu en 2013: 12,5 milliards d'euros au lieu des 13,3 initialement prévus. La tendance devrait même s'accélérer en 2014 avec une prévision de 9,6 milliards de déficit. Evidemment, le traitement du cancer reste une priorité avec un nombre de malades en augmentation constante. Et pour mieux supporter chimiothérapie ou radiothérapie, les patients font aussi appel a des médecines complémentaires, comme l'acupuncture. Les études prouvent leur efficacité pour réduire les nausées et renforcer l'immunité.

Comment ça va.

Ben. Trois jours après la chimio, moyen.

Cinq séances de chimiothérapie pour Fernando Rodrigues depuis octobre et la découverte de son cancer de l'appareil digestif. Pour les accompagner, il a opté pour l'acupuncture. Il est venu chez ce médecin sur les conseils d'amis. Très sceptique au début, il s'est vite habitué aux aiguilles.

Ça doit être indolore. Ça va.

Impeccable.

Fernando Rodrigues est entre des mains expertes. Soutenir les reins, la vitalité.

Son médecin pratique l'acupuncture depuis 35 ans, il reçoit régulièrement des patients atteints de cancer.

Le point comme le 36 estomac, 6 m du coeur, que j'ai mis au poignet, sont des points très classiques pour atténuer nausées et vomissements post-chimiothérapiques.

Je subissais une semaine de fatigue, de vomissements, de diarrhée et compagnie. Et là, je récupère en trois jours, moitié moins.

Une quarantaine de minutes de repos puis le médecin enlève une à une les aiguilles à usage unique. L'effet semble immédiat.

Tout de suite, je ressens un un soulagement au niveau digestif, et une espèce d'énergie que je retrouve, mise à mal par la chimio.

Face à ce constat, le patient et son médecin s'interrogent.

Pourquoi il n'y a pas plus de centres anticancéreux qui sollicitent nos compétences.

Quelle place pour ces médecines complémentaires ? A l'Institut de cancérologie de l'Ouest, les médecins reconnaissent qu'elles peuvent aider les malades mais appelent à la prudence au moment de les choisir.

Il faut vraiment en parler à son cancérologue. Il n'y a aucune honte à envisager un traitement par des médecines complémentaires, mais il est important que votre médecin référent soit au courant.

Pas question de remplacer les traitements classiques. Françoise Bruneau n'y a jamais pensé. Sportive, non fumeuse, elle a eu un cancer du poumon à 38 ans. Elle a découvert l'acupuncture après son opération.

C'est vraiment complémentaire. Et on est plus acteur de sa guérison car on choisit d'aller vers une autre médecine.

Le nouveau Plan cancer prévoit de développer l'accès aux soins de support pour aider les malades.

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