Soldes : dans un magasin d'usine

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Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 18/01/2014Durée : 00h40

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Après le début des soldes d'hiver, le bilan est mitigé. Notre "Grand format" nous emmène dans un centre commercial de la région parisienne qui regroupe des magasins d'usine.

Il est 9h45, il reste 15 minutes avant le grand rush. Ils assurent la ronde technique chaque matin dans ce centre commercial de la région parisienne. En période de soldes, ils redoublent de vigilance.

Je vérifie un dégagement en cas de départ de feu. Il faut vérifier l'éclairage et l'extincteur.

Le public ne pourra entrer que lorsque tout aura été vérifié. Rien ne doit entraver une éventuelle évacuation.

Il y a des palettes à l'extérieur, à côté de l'issue de secours.

Au même moment, un étage au-dessus, Laurent, le gérant de cette boutique, entame son 9e jour de soldes.

Florian va sortir toutes les chemises.

Il a déjà vendu un millier de chemises en une semaine, il ne compte pas s'arrêter là.

Ecouler tout ce que vous voyez là, ce serait l'idéal.

Dans le textile, 15% du chiffre d'affaires annuel se réalisé en cinq semaines de soldes. Alors, tout doit être prêt. Il est 10h, les premiers clients arrivent. Jusqu'à 20.000 par jour au pic des soldes. Il n'y a ici que des magasins d'usine, un centre commercial qui écoule les invendus des collections précédentes. Aux 30% de remise toute l'année s'ajoutent les soldes, qui font encore chuter les prix. Chez Laurent, le premier client est arrivé. Mais déception, il sait parfaitement ce qu'il veut et il est pressé.

C'était pour cette marque-là.

Oui, uniquement. Après, je repars.

L'acheteur suivant paraît plus intéressant. Il a besoin d'une chemise mais peut se laisser convaincre. Après tout, puisque c'est en soldes, autant en profiter.

C'est.

40%. Elle est à 140 à la base.

Mais des bonnes affaires, il y en a partout. Alors pour tirer leur épingle du jeu, les professionnels du marketing ont pensé à tout. Si les clients ne viennent pas, ils iront les chercher.

On renouvelle les naveminutes de.

Le centre est à trente minutes de la capitale, alors des autocars sont affrétés le week-end pour acheminer les Parisiens, mais c'est surtout les touristes fortunés que les commerçants espèrent capter.

On est à proximité du château de Versailles. On pense pouvoir allier facilement culture et shopping.

En semaine, peu d'étrangers dans les allées, plutôt des locaux comme ce couple.

Cette marque, je l'adore, on va y aller.

Juliette est encore étudiante mais elle est prête à dépenser ici ses étrennes et son argent de poche. Elle a vraiment du mal à résister.

Ce n'était pas vraiment une affaire mais c'était joli! J'ai craqué pour un tee-shirt à manches longues aussi. 45 euros au lieu de 105. Pour moi, c'est quand même cher. L'heure de fermeture et l'heure des comptes. En dix jours, le centre commercial a triplé son chiffre d'affaires quotidien. Encore trois semaines pour vider les stocks, quitte à vendre à perte. C'est uniquement autorisé pendant les soldes.

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