Violences sexuelles : des témoignages dénoncent de nombreux abus au sein des instituts Sciences Po

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Violences sexuelles : des témoignages dénoncent de nombreux abus au sein des instituts Sciences Po
FRANCE 2
Article rédigé par
V.Watrin, L.Bellili, MC.Delouvrié, L.Desbois, D.Breysse, L.Totorino - France 2
France Télévisions

De nombreux étudiants victimes de viols ou agressions sexuelles témoignent sur les réseaux sociaux. Une enquête a été ouverte suite au dépôt d’une plainte pour viol à Toulouse (Haute-Garonne). Les équipes de France Télévisions ont rencontré des étudiants qui prennent la parole.

Les prestigieux instituts d’études politiques Sciences Po sont secoués par une vague de témoignages choc. Des dizaines d’étudiantes dénoncent sur les réseaux sociaux les agressions sexuelles dont elles auraient été victimes. "Un des deuxièmes années qui nous ‘gérait’ m’a pelotée devant tout le monde à un stand d’une asso, sous couvert de ‘l’animation’ organisée", rapporte ainsi l’une d’elles.

Juliette, étudiante à Sciences Po Toulouse (Haute-Garonne), a été la première à livrer son témoignage sur les réseaux sociaux. Elle aurait été abusée par un étudiant plus âgé il y a trois ans. "Il m’a emmenée dans sa chambre, là je lui ai dit que j’étais ivre et que je ne voulais pas, et après j’étais tétanisée, il m’a violée". Une agression banalisée selon la jeune femme par le sexisme ambiant dans son école. "Je dénonce le bizutage, la domination des deuxièmes années envers les premières années, des hommes envers les femmes", ajoute Juliette.

Enquête ouverte à Toulouse

Un étudiant de Sciences Po, interrogé par France Télévisions mercredi 10 février, reconnaît, à visage couvert, qu’il existe "des personnes qui sont un peu entreprenantes, trop entreprenantes", mais "dans plein de contextes de soirée" et pas seulement dans son école. Juliette a porté plainte la semaine dernière et le parquet a ouvert une enquête préliminaire pour viol. Le directeur de Sciences Po Toulouse a quant à lui reçu la jeune femme et pris des mesures contre l’agresseur présumé, une "interdiction d’accès au bâtiment".

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