Torturée et violée : le témoignage qui émeut le Maroc

Au Maroc, le sort d'une adolescente de 17 ans qui accuse une quinzaine d'hommes de l'avoir violée, séquestrée et martyrisée a suscité une vague de soutiens sur les réseaux sociaux. Les suspects ont été placés en détention préventive. Leurs parents, eux, accusent leur fille d'être dépravée et d'avoir tout inventé.

Voir la vidéo
FRANCE 2

Des brûlures de cigarette et de très nombreux tatouages infligés par ses agresseurs sur tout son corps : les traces du martyre qu'aurait subi cette Marocaine dont l'histoire bouleverse le pays. Khadija Okkarou, âgée de 17 ans, affirme avoir été enlevée, puis séquestrée, violée et martyrisée pendant près de deux mois par une quinzaine d'hommes dans son village, au centre du Maroc.

Les familles des accusés nient en bloc

Ce témoignage, très rare au Maroc, où les familles préfèrent taire les affaires de viol, est devenu viral sur les réseaux sociaux marocains. Des messages de soutien, des appels à la justice par milliers : l'émotion est grande. Un dessin imaginé par une artiste marocaine est devenu le symbole du calvaire décrit par Khadija. Dans sa région d'origine, des manifestants sont sortis dans la rue avec des pancartes où était écrit "Je suis Khadija". Une pétition a même été adressée au roi du Maroc pour demander justice. Douze de ses 15 agresseurs présumés, âgés de 17 à 28 ans, ont été inculpés pour enlèvement, séquestration, torture et viol. Les familles des suspects, elles, livrent une tout autre version : elles affirment que la jeune femme ment, qu'elle fugue régulièrement et que ses tatouages sont antérieurs aux faits.

Le JT
Les autres sujets du JT
Dessin en hommage à Khadija Okkarou, victime présumée de viols et de mutilations de la part d\'une quinzaine de jeunes Marocains.
Dessin en hommage à Khadija Okkarou, victime présumée de viols et de mutilations de la part d'une quinzaine de jeunes Marocains. (FRANCE 2)